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	<title>Neuf Mois Pour Les Sages Femmes &#187; fertilité</title>
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		<title>Podcast #3 : Orienter les femmes dans leur parcours pour donner la vie, l&#8217;interview de Wassim Badiou, gynécologue obstétricien, spécialiste de la fertilité</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 12:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédac Neuf Mois]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Bienvenue sur Neuf Mois pour les sages-femmes, avec ce 3e podcast que nous vous avons concocté. Nous avions pris rendez-vous avec le docteur Wassim Badiou, pour ce nouvel épisode d&#8217;Histoires de sages-femmes. Le docteur Wassim est Badiou est gynécologue dans les Alpes-Maritimes et nous éclaire sur le rôle primordial que peut jouer la sage-femme auprès [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue sur Neuf Mois pour les sages-femmes, avec ce 3e podcast que nous vous avons concocté. Nous avions pris rendez-vous avec le docteur Wassim Badiou, pour ce <strong><a title="Podcast #2 : Les missions du Collège National des sages-femmes, son président Adrien Gantois les expose en détail" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/podcast-2-les-missions-du-college-national-sages-femmes-president-adrien-gantois-les-expose-en-detail">nouvel épisode d&rsquo;Histoires de sages-femmes</a></strong>. Le docteur Wassim est Badiou est gynécologue dans les Alpes-Maritimes et nous éclaire sur le rôle primordial que peut jouer la sage-femme auprès des femmes et des couples, pour informer, dépister et orienter en matière de fertilité.</p>
<p><strong>Parcours en PMA, fertilité compliquée, le rôle de la sage-femme</strong></p>
<p>Dans ce podcast vous allez faire connaissance avec le gynécologue obstétricien Wassim Badiou qui revient sur le parcours qui peut être compliqué pour une femme quand elle désire donner la vie. Nous sommes pas toutes égales face à la nature et certaines doivent recourir à la PMA pour devenir maman. Mais comment bien orienter ces femmes ? Comment savoir ce qu&rsquo;il leur faut ? Vers qui les orienter ? Quels tests leur proposer de passer ? Toutes ces questions, les sages-femmes peuvent être là dans un premier temps pour y répondre et guider les femmes vers les bons spécialistes en fonction de leurs besoins et de leurs profils santé. C&rsquo;est ce que va nous expliquer le docteur Wassim Badiou.</p>
<p><strong>Où écouter le podcast ?</strong></p>
<p>On écoute le docteur Wassim Badiou au micro de Jasmine Idir, notre sage-femme.</p>
<p><iframe src="https://anchor.fm/neuf-mois-sages-femmes/embed/episodes/Dr-Wassim-BADIOU--gyncologue--la-sage-femme-et-la-PMA-ehor4d" width="400px" height="102px" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>PMA : de vagues notions chez les patients !</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2015 07:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Très investis dans leurs projets de couple et de parentalité, vous pensiez que vos patients et anciens patients sont un Trivial Pursuit à eux seuls sur le sujet de la procréation médicalement assistée ? Eh bien pas forcément… De nombreux couples français souffrant d’infertilité se rendent en Espagne pour leur démarche de PMA. Délais plus courts, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Très investis dans leurs projets de couple et de parentalité, vous pensiez que vos patients et anciens patients sont un Trivial Pursuit à eux seuls sur le sujet de la procréation médicalement assistée ? Eh bien pas forcément…</strong></p>
<p>De nombreux couples français souffrant d’infertilité se rendent en Espagne pour leur démarche de <a title="IVG médicamenteuse par les sages-femmes : une bonne chose pour la profession ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/ivg-medicamenteuse-les-sages-femmes-bonne-chose-profession">PMA</a>. Délais plus courts, conditions d’accès plus élastiques… C’est la raison du sujet de la PMA à l’espagnole. La clinique barcelonaise Eugin, qui accueille un nombre conséquent de nos compatriotes, a voulu savoir dans quel environnement évoluaient ses patients et a diligenté une enquête pour estimer les connaissances des Français sur la procréation médicalement assistée.</p>
<p><strong>Ce que savent les Français</strong></p>
<p>Sur la congélation d’<a title="« Il faut lever les tabous autour de la vitrification ovocytaire et de la gestation pour autrui »" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/tribune/il-faut-lever-les-tabous-autour-vitrification-ovocytaire-gestation-autrui">ovocytes</a>, 40 % des Français sont convaincus que la technique est permise en France et 22 % citent même la gestation pour autrui (GPA) comme étant autorisée ! 30% des personnes interrogées pensent que la procréation médicalement assistée est ouverte aux femmes célibataires et 31 % aux couples de femmes homosexuelles. Seuls 18 % des Français interrogés admettent ne pas connaître les contours de la PMA en France.</p>
<p><strong>Et ce qu’ils pensent !</strong></p>
<p>Cette enquête révèle également le tabou encore attaché à la PMA : ainsi 46 % des Français jugent qu’y recourir peut être difficile à assumer auprès de son entourage, 37 % estiment que les dons d’ovocyte ou de sperme peuvent représenter un frein à la construction de l’identité de l’enfant. 30% jugent qu’il s’agit de techniques &laquo;&nbsp;contre nature&nbsp;&raquo;. Autant de résultats qui expliquent que seuls 38 % des personnes interrogées indiquent qu’elles seraient prêtes à recourir à la PMA en cas de<a title="Un autotest de fertilité masculine désormais en vente en pharmacie : à conseiller… ou pas ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/autotest-fertilite-masculine-desormais-en-vente-en-pharmacie-conseiller-pas"> problèmes de fertilité</a>. Pas de doute, il y a encore du boulot pour réhabiliter la procréation médicalement assistée.</p>
<p><em>Sources JIM</em></p>
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		<title>Un autotest de fertilité masculine désormais en vente en pharmacie : à conseiller… ou pas ?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2015 16:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Le nouveau autotest de fertilité masculine qui arrive actuellement dans les pharmacies est-il un vrai progrès pour les 20% de couples qui rencontrent des difficultés à procréer ? S’il permet d’établir si l’homme est fertile ou pas à première vue, ce test, même positif, ne règle pas pour autant le problème de la grossesse qui ne [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le nouveau autotest de fertilité masculine qui arrive actuellement dans les pharmacies est-il un vrai progrès pour les 20% de couples qui rencontrent des difficultés à procréer ? S’il permet d’établir si l’homme est fertile ou pas à première vue, ce test, même positif, ne règle pas pour autant le problème de la grossesse qui ne se déclare pas. Certains spécialistes craignent que ce dépistage non encadré par un<a title="Enfin le master pour les sages-femmes !" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/enfin-master-les-sages-femmes"> professionnel de santé</a> ne soit sources de mal-être psychologique à la lecture d’un résultat négatif. Alors, faut-il le conseiller aux patientes pour leur conjoint… ou pas ?</strong></p>
<p>Si, au cours d’une consultation de<a title="L’ouverture des plateaux techniques : une alternative prometteuse pour les sages-femmes libérales" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/accoucher-plateau-technique-alternative-prometteuse-les-sages-femmes-liberales"> suivi gynécologique</a>, une de vos patientes évoque la difficulté de son couple à concevoir un bébé malgré les examens réalisés (ou pas) qui semblent indiquer que rien ne s’oppose à ce qu’elle devienne maman, vous pourrez éventuellement lui conseiller d’investir dans cet autotest de fertilité masculine baptisé SpermCheck. Un petit quart d’heure de manipulation et 35€ déboursés : voilà ce que « coûte » ce fameux test de fertilité masculine déjà en vente depuis quelques mois aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.</p>
<p><strong>Des risques à mesurer</strong></p>
<p>Cet autotest n’est pas en vente livre devant le comptoir. Pour se le procurer, il faut le demander au pharmacien. Ce qui peut tout de même limiter un peu la casse psychologique que peut entraîner ce type de dépistage sans encadrement médical. En effet, se découvrir infertile n’est pas sans conséquence chez la plupart des hommes : <em>« Les études psychologiques portant sur l’infertilité masculine sont peu nombreuses, mais elles s’accordent pour conclure qu’une proportion significative d’hommes infertiles sont atteints d’une myriade de blessures psychologiques »</em>, souligne le Dr Janet Takefman, Directrice des Services psychologiques au Centre de Reproduction McGill (MRC) et professeure adjointe de psychologie au Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université McGill à Montréal. Et de citer <em>« la culpabilité, la honte, la colère et l’isolement, une impression d’échec personnel, une baisse de l’estime de soi, le sentiment de ne pas être à la hauteur, des changements dans la perception de soi sur les plans personnel ou sexuel ainsi qu’une perte de l’appétit sexuel ». La spécialiste souligne aussi d’autres aspects qui entrent également en jeu, comme « la perte de la filiation génétique et de la transmission du nom de famille, la perte de l’identité sexuelle masculine, la perte de la capacité de contrôler leur existence et la perte de leur capacité à pourvoir aux besoins de leur partenaire ».</em></p>
<p>Ce mal-être psychologique à la découverte de l’infertilité masculine peut entraîner parfois la rupture de la relation conjugale. Dans ce contexte, la commercialisation d’un test de dépistage qui détecte la présence d’une protéine (SP 10) dans la tête des gamètes pour établir la concentration en spermatozoïdes du sperme, peut aggraver ce mal-être car le résultat est obtenu sans la présence d’un personnel de santé pour relativiser le résultat obtenu. Après tout, la concentration en spermatozoïdes se modifie en fonction de circonstances comme un rapport sexuel dans les trois jours précédents, ou un traitement médical qui modifie la composition du sperme, voire une élévation de la température pendant les jours précédents…</p>
<p><strong>Comment fonctionne le test ?</strong></p>
<p>Le test apparaît positif dès lors que la concentration en spermatozoïdes est supérieure à 15 millions de spermatozoïdes par millilitre (spz/ml). Ce seuil de 15 millions spz/ml correspond à la nouvelle norme de l’Organisation Mondiale de la Santé et traduit la concentration à partir de laquelle 95% des hommes réussissent à procréer naturellement avec leur partenaire dans un délai d’un an. Le test serait fiable à 98%, selon l’évaluation d’un laboratoire français d<a title="« Il faut lever les tabous autour de la vitrification ovocytaire et de la gestation pour autrui »" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/tribune/il-faut-lever-les-tabous-autour-vitrification-ovocytaire-gestation-autrui">’Assistance Médicale à la Procréation</a>, mais ne dispense évidemment pas de consulter un spécialiste, comme le signale la notice. Ne serait-ce que parce ce test de fertilité masculine n’analyse qu’une cause possible d’infertilité masculine, alors qu’il en existe d’autres.</p>
<p>Pour mémoire, une bonne concentration en spermatozoïdes n’empêche pas toujours les problèmes de fertilité de même qu’une faible concentration n’est toujours source d’infertilité. Ce test a certes ses limites mais permet de gagner un peu de temps sur la recherche des causes de l’infertilité du couple et peut inciter des hommes réticents à se rendre de prime abord chez un professionnel de santé à se renseigner discrètement sur leur fertilité.</p>
<p>Ceci étant, le résultat ne change guère la donne : tant que l’enfant n’est pas conçu, la consultation s’imposera, test ou pas test. Alors faut-il conseiller cet autotest aux couples inquiets de ne pas voir s’annoncer la <a title="Grossesse et médicaments : un encadrement de l’information indispensable" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/grossesse-medicaments-encadrement-linformation-indispensable">grossesse </a>attendue au risque de provoquer un tsunami émotionnel non encadré ou les diriger directement vers un centre de dépistage où ils seront accompagnés dans l’interprétation des résultats et immédiatement informés des possibilités de traitements possibles ? Telle est la question.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/autotest-fertilite-masculine-desormais-en-vente-en-pharmacie-conseiller-pas">Un autotest de fertilité masculine désormais en vente en pharmacie : à conseiller… ou pas ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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		<title>« Il faut lever les tabous autour de la vitrification ovocytaire et de la gestation pour autrui »</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2015 14:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Lauréat du prix Salat Baroux 2014 qui lui a été remis par l’Académie nationale de médecine le 27 janvier dernier, le Pr Antonio Pellicer, gynécologue-obstétricien et fondateur de l’Institut d’infertilité de Valence en Espagne (IVI*), a rencontré Neuf Mois lors d’un récent congrès sur la fertilité. Au cœur de son combat, un assouplissement des modalités [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/tribune/il-faut-lever-les-tabous-autour-vitrification-ovocytaire-gestation-autrui">« Il faut lever les tabous autour de la vitrification ovocytaire et de la gestation pour autrui »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lauréat du prix Salat Baroux 2014 qui lui a été remis par l’Académie nationale de médecine le 27 janvier dernier, le Pr Antonio Pellicer, gynécologue-obstétricien et fondateur de l’Institut d’infertilité de Valence en Espagne (IVI*), a rencontré Neuf Mois lors d’un récent congrès sur la fertilité. Au cœur de son combat, un assouplissement des modalités d’accès à toutes les techniques de procréation médicalement assistée. Interview sans tabou.</strong></p>
<p><strong>Neuf Mois pour les sages-femmes. Quels sont les défis de la procréation médicalement assistée dans les années qui viennent ?</strong></p>
<p>Pr A. Pellicer Tout d’abord réduire toutes les complications de la <a href="http://www.neufmois.fr/conception/59-conception-le-deroulement-dune-fecondation-in-vitro" target="_blank">FIV</a>, dont la principale est la grossesse multiple. Il faut faire de la recherche pour réduire ces risques et notamment sélectionner mieux l’embryon viable. En ce sens, l’Embryoscope (ndlr, un incubateur qui permet d’observer le développement embryonnaire jusqu’à 5 ou 6 jours et de ne pas implanter un embryon qui présenterait des anomalies) en est un exemple. Cela permet de cultiver l’embryon dans un fluide dans lequel il laissera des protéines qui pourront être analysées. Il y a aussi une autre technique, utilisée en Espagne et aux USA, mais que la France n’a pas autorisée encore, c’est la biopsie embryonnaire qui permet de savoir si l’embryon est sain, « normal ».</p>
<p><strong>Pourquoi tant de problèmes de qualité de l’embryon ?</strong></p>
<p>Notre problème, c’est l’âge des mères qui arrivent sur un parcours de procréation médicalement assistée. Après 37 ou 38 ans, les effets délétères de l’âge jouent sur la qualité de l’ovocyte. En ce sens, la possibilité de <a href="http://www.neufmois.fr/conception/infertilite-liee-lage-faut-il-faire-congeler-ses-ovocytes-par-precaution" target="_blank">congeler jeune ses ovocytes </a>est une belle ouverture, mais la France ne l’a pas encore autorisée. On le fait pour les femmes qui souffrent d’un cancer. Nous avons accepté une centaine de demandes depuis 2012 chez IVI : 91% concernaient des raisons sociales. Il faudrait que la congélation pour raisons personnelles ou sociales soit facilitée vers l’âge de 25 ans, mais ce n’est pas à cet âge malheureusement que les femmes y pensent ou en ont les moyens. Après 35 ans, ce n’est pas la vitrification ovocytaire qui sera le meilleur outil, puisque l’ovocyte a vieilli, mais l’Embryoscope, qui permet de faire le tri entre les embryons sains et les autres.</p>
<p><strong>L’évolution des techniques de procréation recule le champ des possibles. Où s’arrêter pour ne pas bousculer l’éthique ?</strong></p>
<p>Il faut vivre avec son temps et l’<a title="Le test d’alcoolémie bientôt dans la tenue de bloc ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/test-dalcoolemie-bientot-tenue-bloc" target="_blank">éthique </a>doit tenir compte des évolutions de la science et de la société. L’âge de la ménopause n’a pas changé, mais l’espérance de vie a reculé. Les femmes font des enfants de plus en plus tard. Les naissances autour de 50 ans sont en augmentation en Angleterre notamment. Il faut que la médecine s’adapte. Si la question de la congélation des ovocytes dans la jeunesse n’est pas réglée, il ne reste que la solution du don d’ovocytes au moment où la femme mature décide d’avoir un enfant. En Espagne, la loi autorise depuis 1988 le don de deux ovocytes dans l’année par femme et seulement six fois dans sa vie. Pour cela, elle touche un dédommagement d’environ 1000 euros pour chaque don. La donneuse est protégée, puisque l’enfant né du don ne peut connaître l’identité de sa génitrice qu’en cas de maladie grave. En France, vous manquez de dons d’ovocytes.</p>
<p>En 2014, nos cliniques IVI en Espagne ont administré à des Françaises 765 traitements pour bénéficier de dons d’ovocytes. La France refuse la rémunération et remet en question l’anonymat du don. C’est pour cela que vous manquez de donneuses. Le don d’ovocytes exige beaucoup de contraintes en termes de temps et de traitements. A hauteur de 1000 euros, le dédommagement n’est pas la motivation mais compense certaines contraintes et donc incite davantage les femmes émues par les problèmes de fertilité d’autres femmes à se proposer en tant que donneuses. Le dédommagement est une chose, l’anonymat une autre. En Angleterre où le don est dédommagé mais où l’anonymat n’existe pas, on constate un manque de dons. Ce qui prouve bien que le dédommagement n’est pas la motivation.</p>
<p>Certes, il y a des dérives comme aux U.S.A., mais il suffit d’encadrer les modalités du don. Un dédommagement de 2000€ maxi par an, limité à quelques années, ne peut pas être taxé de business.</p>
<p><strong>En ouvrant la voie au dédommagement du don, n’ouvre-t-on pas aussi celle de la gestation pour autrui ?</strong></p>
<p>Là encore, il faut se montrer progressiste. Pour les femmes hétérosexuelles nées sans utérus, il existe désormais la possibilité de la greffe d’utérus. En Espagne, nous avons l’autorisation de la pratiquer et l’un de mes collaborateurs a travaillé en Suède avec l’équipe qui a réalisé la première greffe d’utérus. C’est un formidable espoir pour ces femmes. Ensuite, il y a la GPA quand la greffe n’est pas possible.</p>
<p>Personnellement, je suis un défenseur de la GPA pour la femme née sans utérus. Pour l’instant, en Espagne comme en France, ce n’est pas autorisé. Je ne peux pas parler pour la France, mais je pense qu’en Espagne, on y viendra si nous sommes capables de résoudre la question de la marchandisation du corps de la femme.</p>
<p><em>*Créé en 1990, l’IVI recense aujourd’hui 28 cliniques dans le monde dont 22 en Espagne.</em></p>
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