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	<title>Neuf Mois Pour Les Sages Femmes &#187; Rencontre</title>
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	<description>Sages Femmes</description>
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		<title>Podcast #2 : Les missions du Collège National des sages-femmes, son président Adrien Gantois les expose en détail</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 10:35:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédac Neuf Mois]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Neuf Mois pour les sages-femmes revient avec son nouveau podcast : une interview passionnante avec Adrien Gantois, sur les missions du Collège National des sages-femmes dont il est président. Ce professionnel passionné que nous avons rencontré grâce à Pampers dans le cadre de sa fonction nous détaille les missions de cette instance. Adrien Gantois, président du [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Neuf Mois pour les sages-femmes revient avec son nouveau podcast : une interview passionnante avec Adrien Gantois, sur les missions du Collège National des sages-femmes dont il est président. Ce professionnel passionné que nous avons rencontré grâce à Pampers dans le cadre de sa fonction nous détaille les missions de cette instance.</p>
<p><strong>Adrien Gantois, président du Collège National des sages-femmes</strong></p>
<p>Dans ce 2e <strong><a title="Podcast #1 : Gérer le suivi gynécologique et pallier au désert médical : le défi d’Aurore, sage-femme" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/podcast-1-gerer-suivi-gynecologique-pallier-au-desert-medical-defi-daurore-sage-femme">podcast de Neuf Mois pour les sages-femmes</a></strong>, Adrien Gantois revient sur son parcours professionnel, les raisons qui ont poussé ce maïeuticien à faire ce métier. Il nous parlera notamment de la maison de santé qu&rsquo;il a créé avec des collègues en 2014 et comment s&rsquo;est développé ce projet, et son implication dans le milieu associatif, dont le Collège National des sages-femmes dont il est président depuis 2019.</p>
<p><b>Le Collège National des sages-femmes : des missions ciblées</b></p>
<p>Le but ? Comment accompagner au mieux les patientes, c&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu du Collège National des sages-femmes et cela passe par des valeurs importantes pour Adrien Gantois et une forte communication pour que le Collège se fasse connaître. Il nous explique tout ce que le Collège met en place pour amener des choses nouvelles dans la profession, via des synergies, des projets communs avec différentes instances et associations et comment le Collège peut dépasser les corporatismes.</p>
<p><strong>Où écouter le podcast ?</strong></p>
<p>On vous laisse monter le son et profiter de l’interview de Jasmine Idir de Neuf Mois.</p>
<p><iframe src="https://anchor.fm/neuf-mois-sages-femmes/embed/episodes/Adrien-GANTOIS--sage-femme-et-Prsident-du-Collge-National-des-Sages-Femmes-eivpit" width="400px" height="102px" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Rencontre avec Delphine Guedj : Sage-femme en Hospitalisation à Domicile, elle explique sa spécialisation</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2020 15:37:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Morgane Odabachian]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession Sage Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>L’HAD (Hospitalisation A Domicile) est définie, selon l’article L.6152-2 du code de la santé publique comme une structure permettant d’assurer des soins médicaux et paramédicaux, continus et coordonnés. Ces soins se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des actes. L’HAD est donc le prolongement de l’hôpital au domicile [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">L’HAD (Hospitalisation A Domicile) est définie, selon l’article L.6152-2 du code de la santé publique comme </span><i><span style="font-weight: 400;">une structure permettant d’assurer des soins médicaux et paramédicaux, continus et coordonnés. Ces soins se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des actes</span></i><span style="font-weight: 400;">. L’HAD est donc le prolongement de l’hôpital au domicile des patients. Les HAD sont d’ailleurs à ce titre soumis aux mêmes obligations hospitalières en termes de sécurité et de soins. </span>L’HAD permet d’éviter une hospitalisation à temps complet ou il permet de diminuer sa durée.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En obstétrique, l’HAD peut intervenir en </span><i><span style="font-weight: 400;">antepartum</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour les grossesses pathologiques et en soins de </span><i><span style="font-weight: 400;">post-partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> et éventuellement de prise en charge du nouveau-né. Les sages-femmes qui y travaillent sont généralement salariées mais peuvent intervenir également sous statut libéral. Elles travaillent avec des équipes pluridisciplinaires pour répondre au mieux aux besoins des patients.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En HAD de périnatalité, la sage-femme est l’intervenant principal au domicile des patientes, elle assure la surveillance, les soins de la femme enceinte et éventuellement du nouveau-né et s’occupe des dossiers. Elle est le lien entre tous les professionnels de santé qui prennent en charge la femme enceinte.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rencontre avec Delphine Guedj, sage-femme à l’HAD du pôle mère-enfant du CHU de Montpellier.</span></p>
<p><b>Pourquoi avoir choisi de travailler en HAD ?</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">J’ai choisi de travailler en HAD pour la proximité avec les patients. Nous sommes un petit HAD (7 places) et nous suivons avec ma collègue des femmes plusieurs mois d’affilée. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">J’ai été sage-femme libérale et j’ai toujours aimé le domicile mais il me manquait la complexité des prises en charge des grossesses pathologiques, de plus j’ai un diplôme d’échographie qui me permet de réaliser des échographies à domicile.</span></i></p>
<p><b>Quels sont les avantages et les inconvénients du travail en HAD ?</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">L’avantage principal est le rapport privilégié avec les patients bien sûr. Il existe une grande proximité avec les femmes enceintes mais il y a également le travail de coordination qui est très intéressant. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">Travailler à domicile est un mode d’exercice particulier. En HAD on travaille avec une équipe pluridisciplinaire, c&rsquo;est-à-dire avec de nombreux soignants, c’est très intéressant de pouvoir tout mettre en œuvre pour le bien-être de la patiente. On a vraiment une prise en charge globale. Côté inconvénient, je dirais que nous avons une énorme responsabilité, les femmes enceintes que nous prenons en charge souffrent parfois de grosses pathologies.</span></i></p>
<p><b>Etes-vous salariée ou libérale ?</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Je suis salariée de l’hôpital. </span></i></p>
<p><b>NDLR</b><span style="font-weight: 400;"> : certains HAD peuvent recruter des sages-femmes libérales</span></p>
<p><b>Pouvez-vous expliquer une journée type ?</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Le service du HAD est ouvert de 8 h à 17h, nous fonctionnons en 9h et nous sommes seules dans le service chaque jour et nous sommes seulement deux sages-femmes à travailler sur ce poste. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">Nous intervenons du lundi au samedi mais pas la nuit, à ce moment ce sont les urgences obstétricales qui prennent le relais. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">Nous travaillons donc à deux sur l’HAD.  </span></i><i><span style="font-weight: 400;">La journée commence par la prise de connaissance des éventuels messages laissés sur le répondeur. Nous commençons les tournées, le matin où nous prodiguons les soins, effectuons les prélèvements, réalisons les échographies à domicile… </span></i><i><span style="font-weight: 400;">L’après-midi est réservée plutôt à l’administratif, nous prenons les rendez-vous médicaux, nous déposons les prélèvements, récupérons les résultats d’analyse. Nous nous occupons des dossiers, des prescriptions, des rendez-vous, des entrées, des analyses des bilans effectués… Nous n’avons pas de secrétaire médicale. </span></i><i><span style="font-weight: 400;">Le médecin obstétricien fait sa visite médicale en fin de journée.</span></i></p>
<p><b>Ce type de HAD va-t-il augmenté ?</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Il existe différents types de structures HAD et globalement la volonté est de les développer. Cependant les critères d’inclusion sont très stricts donc développer l’activité d’une HAD doit être réfléchi.</span></i></p>
<p><b>NDLR</b><span style="font-weight: 400;"> : L’HAS (La Haute Autorité de Santé) a publié des recommandations de bonnes pratiques pour l’HAD obstétrique. Ainsi l’HAS précise les situations pouvant relever de l’HAD au cours de l’</span><i><span style="font-weight: 400;">ante</span></i><span style="font-weight: 400;"> et du </span><i><span style="font-weight: 400;">post</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> :</span></p>
<p>Tout d’abord la patiente doit résider dans un périmètre géographique bien défini, la patiente ne doit pas être isolée et l’entourage et la femme enceinte doivent adhérer au protocole de soins, le domicile doit présenter un minimum technique préalable, le transfert en urgence doit être possible.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En situation d’</span><i><span style="font-weight: 400;">ante partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> pathologique, par exemple, le HAD obstétrique peut être amené à prendre en charge une aggravation d’une hypertension artérielle chronique ou d’une hypertension gravidique modérée isolée ou associée à un retard de croissance in utero modéré et en l’absence d’antécédents notables, un diabète préalable ou gestationnel dont les objectifs glycémiques ne sont pas atteints, une femme souffrant d’un lupus et d’un syndrome antiphospholipides, une thrombophilie génétique, en cas d’antécédent notable ou de complications lors de la grossesse en cours ou encore une cholestase gravidique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En situation de </span><i><span style="font-weight: 400;">post partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> pathologique, les équipes des HAD obstétriques peuvent prendre en charge des soins post césarienne (difficulté de cicatrisation, mise en place de l’allaitement, surveillance et soins en cas d’abcès ou collection pariétale), des soins de plaies périnéales (cicatrisation difficile, thrombus vaginal traité, périnée complet compliqué ou non, difficultés sphinctériennes avec nécessité d’autosondage vésical, désunion de cicatrice après abcès ou hématome…). L’HAD obstétrique peut également prendre en charge la dépression </span><i><span style="font-weight: 400;">post partum</span></i><span style="font-weight: 400;">, ou des pathologies non spécifiques au </span><i><span style="font-weight: 400;">post-partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> (pathologie thrombo-embolique récente, diabète insulino-dépendant mal équilibré, pathologiques infectieuses avec phase aiguë, anémie sévère avec lever de la patiente, hypertension artérielle persistante après accouchement mais non préexistante à la grossesse, en cas de traitement de rééquilibration en cours….)</span></p>
<p><b>Note </b><span style="font-weight: 400;">: en absence d’offre de soins alternative, certaines situations peuvent relever de l’HAD comme par exemple des facteurs de risques liés à la grossesse (menace d’accouchement prématuré ou un </span><i><span style="font-weight: 400;">placenta praevia</span></i><span style="font-weight: 400;"> en situation stable en </span><i><span style="font-weight: 400;">antepartum</span></i><span style="font-weight: 400;"> ) ou une situation spécifique au </span><i><span style="font-weight: 400;">post partum</span></i><span style="font-weight: 400;"> comme des difficultés d’allaitement avec au moins un facteur de risque comme un âge maternel inférieur à 18 ans, une primiparité, une vulnérabilité, une grossesse multiple, des antécédents de difficultés d’<strong><a title="L’allaitement maternel exclusif pourrait prévenir les rechutes de SEP en postpartum" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/lallaitement-maternel-exclusif-prevenir-les-rechutes-sep-en-postpartum">allaitement</a></strong> et de <strong><a title="Quel allaitement après une augmentation mammaire ?" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/quel-allaitement-apres-augmentation-mammaire">chirurgie mammaire</a></strong>, un pathologie néonatale pouvant interférer.</span></p>
<p><strong><em> Source :</em></strong></p>
<p><strong><em><a href="https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2011-06/situations_pathologiques_pouvant_relever_de_lhospitalisation_a_domicile_au_cours_de_lante_et_post-partum_-_argumentaire_-_90_pages.pdf" target="_blank">HAS </a></em></strong></p>
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		<item>
		<title>Portrait d&#8217;un sage-femme, reçu 5/5</title>
		<link>https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/portrait-dun-sage-femme-recu-55</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2019 14:32:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Seblon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession Sage Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[profession sage-femme]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Florian est sage-femme, sage-femme homme, depuis plus de 10 ans. Il a travaillé à temps complet pendant 6 ans en salle d’accouchement avant de lancer son activité libérale. Surveillance à domicile avant et après la naissance,préparation à l&#8217;accouchement, accompagnement à l’allaitement, rééducation du périnée, il a toutes les cordes à son arc ! Mais Florian [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/portrait-dun-sage-femme-recu-55">Portrait d&rsquo;un sage-femme, reçu 5/5</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">
<div dir="ltr">
<div style="text-align: left;"><span class="im">Florian est sage-femme, sage-femme homme, depuis plus de 10 ans. </span>Il a travaillé à temps complet pendant 6 ans en salle d’accouchement avant de lancer son activité libérale. Surveillance à domicile avant et après la naissance,préparation à l&rsquo;accouchement, accompagnement à l’allaitement, rééducation du périnée, il a toutes les cordes à son arc ! Mais Florian est également papa de trois petits garçons, dont des jumeaux, de tout juste 3 ans Nous avons voulu en savoir plus sur sa vision du métier et sa façon de jongler entre toutes ses activités. C’est son interview 5/5.</div>
<div style="text-align: left;"></div>
<div style="text-align: left;"></div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/796JP7vLh6k" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Sylvie Coché, ses confessions de sage-femme cartonnent</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2016 10:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Dorothée Blancheton]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession Sage Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[accouchement]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Dans son livre « Poussez, Madame ! », Sylvie Coché revient, par le biais d’anecdotes, sur ses 30 ans de carrière en tant que sage-femme. Histoires amusantes, émouvantes, coups durs, blagues de service… Un récit qui reflète le quotidien des sages-femmes et qui connait un beau succès en librairie. Entretien. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire  « Poussez, [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/sylvie-coche-ses-confessions-sage-femme-cartonnent">Sylvie Coché, ses confessions de sage-femme cartonnent</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans son livre « Poussez, Madame ! », Sylvie Coché revient, par le biais d’anecdotes, sur ses 30 ans de carrière en tant que sage-femme. Histoires amusantes, émouvantes, coups durs, blagues de service… Un récit qui reflète le quotidien des <a title="La Ministre de la Santé soutient les arrêts de travail par les sages-femmes après IVG" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/ministre-sante-soutient-les-arrets-travail-les-sages-femmes-apres-ivg">sages-femmes</a> et qui connait un beau succès en librairie. Entretien.</strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire  « Poussez, Madame ! » ?</strong></p>
<p>Je racontais souvent mes histoires de garde à mon entourage qui me disait que je devrais en faire un livre. Et puis un jour, par le biais de connaissances, un éditeur m’a contacté. C’est un heureux hasard ! Ce livre, c’est le reflet de ma vie pendant trente ans. Depuis qu’il est sorti, je vis une aventure extraordinaire. Depuis début mars, 20 000 exemplaires ont été vendus. Je fais des radios, des télés… Jamais je n’aurais imaginé ça !</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous ce succès ?</strong></p>
<p>Je crois que tout le monde s’y retrouve. Je pensais que ça intéresserait plus les professionnels que le grand public. Mais au final, il leur parle beaucoup aussi. Sur Amazon, j’ai pu lire quelques critiques qui disaient que c’était un récit de tranches de vie. Chacun a connu des naissances autour de lui.<br />
Mes amis du milieu médical me disent que c’est génial ce que j’ai fait, qu’eux aussi ont plein de trucs à raconter ! Ça crée des vocations ! (rires)</p>
<p><strong>A travers ces anecdotes, on voit que c’est un métier riche en émotions…</strong></p>
<p>Oui ! On ne donne pas dans la demi-mesure ! C’est intense en émotions, en douleur, en stress… Il faut être réactif, empathique. C’est un métier difficile mais tellement enrichissant. On passe 12 heures par jour à travailler avec nos collègues. On crée des liens forts, notamment lorsqu’il y a des décès à surmonter. C’est une deuxième famille.</p>
<p><strong>Qu’aimez-vous le plus dans ce métier ?</strong></p>
<p>Quand j’ai le sentiment d’être utile. En tant que sage-femme, on a une grande puissance. C’est jubilatoire comme métier. On a la vie entre nos mains. Ca fait très peur. A chaque <a title="Quelles techniques pour diminuer les lésions périnéales à l’accouchement ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/quelles-techniques-diminuer-les-lesions-perineales-laccouchement">accouchement</a>, on ressent de l’euphorie, de l’enthousiasme. Même si 9 fois sur 10 on ne sert à rien, car ça se passerait aussi bien si nous n’étions pas là. Mais il faut toujours être au top au cas où un problème surviendrait. Il faut rassurer les femmes si elles paniquent, toujours être sur le qui-vive.</p>
<p><strong>Qu’appréciez-vous le moins ou que trouvez-vous de plus difficile ?</strong></p>
<p>L’aspect médicolégal qui est ultra présent. Je vois bien l’évolution en plus de trente ans. On ne s’accorde pas le droit à l’erreur en tant que sage-femme, mais il y a une pression supplémentaire par des personnes qui exigent que tout soit parfait. On ne veut plus avoir mal du tout, que ça aille vite, on recherche le coupable si l’on doit pratiquer une <a title="Naissance à 23-24 SA en siège : voie basse ou césarienne ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/naissance-23-24-en-siege-voie-basse-cesarienne">césarienne </a>en urgence… Ça vient plus de l’entourage que des patientes elles-mêmes d’ailleurs. Il y a plus de suspicions. Les gens nous disent qu’ils ont lu ou vu ceci cela sur Internet&#8230; On remet en doute notre professionnalisme alors qu’on fait de notre mieux. Ça ne nous simplifie pas la vie. Internet c’est très bien, ça fait partie de notre société. Mais les gens qui lisent des infos se font parfois de fausses idées sur les choses.</p>
<p><strong>Vous exercez le métier depuis plus de trente ans. Quel regard portez-vous sur lui aujourd’hui ?</strong></p>
<p>J’ai 30 ans de plus et je ne vois pas les choses de la même façon. A l’heure actuelle, je préfère être en fin de carrière qu’en début. Nous sommes tous dans des grosses structures aujourd’hui pour respecter des consignes de sécurité. Là où je travaille, nous faisons 4500 accouchements par an, nous avons 8 salles d’accouchement. Il y a un bourdonnement permanent, c’est plus stressant. Alors qu’à mes débuts, il m’arrivait d’être seule mais j’étais moins stressée. Les techniques ont évolué, les tâches administratives et légales sont très prenantes. Ça nous enlève du temps de présence avec les patientes alors que c’est un métier de communication. La moitié de notre travail consiste vraiment à rassurer les femmes.</p>
<p><strong>La relation avec les parents est-elle différente ?</strong></p>
<p>Oui, elle en est un peu affectée. Nous avons moins de temps à leur consacrer, mais on est là, quand il faut. Et ça, des sages-femmes de tout âge le disent : l’accompagnement n’est pas le même.</p>
<p><strong>Que diriez-vous aux jeunes sages-femmes qui débutent leur carrière ?</strong></p>
<p>Il faut garder de l’empathie, c’est la base de notre métier. Il ne faut pas se laisser submerger par la technologie. Il faut garder le contact avec les patientes aussi bien lors de l’accouchement qu’en <a title="Les prescriptions homéopathiques utiles pendant la grossesse" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/les-prescriptions-homeopathiques-utiles-grossesse">suite de couches</a>. Quand vous passez du temps avec elles, elles vous appellent moins à l’aide par la suite. Elles sont rassurées et se sentent moins seules. Tout le monde y gagne.</p>
<p><strong>Quel est le moment le plus fort de votre carrière ?</strong></p>
<p>L’un des plus forts est aussi l’un des plus tristes. Je ne le raconte pas souvent… Ça a été la perte d’une maman en 1988, en fin de travail. Ca a été le moment le plus fort, le plus épouvantable de ma carrière… Mais sa famille nous a quand même remerciés. Même si on n’y est pour rien, c’est dur à vivre.</p>
<p><strong>Votre plus beau souvenir d’accouchement en tant que  sage-femme ?</strong></p>
<p>Une patiente avait fait plusieurs <a title="Quels critères échographiques pour affirmer une fausse couche ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/quels-criteres-echographiques-affirmer-fausse-couche">fausses couches</a> dont j’avais été le témoin. Le jour où je l’ai accouchée et où elle a donné la vie à une adorable petite fille, ça a été la plus grande des victoires ! J’ai beaucoup pleuré.</p>
<p><strong>Un message aux sages-femmes qui nous lisent ?</strong></p>
<p>Continuez de faire ce métier, c’est le plus beau du monde !</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-651 size-full" src="http://sages-femmes.neufmois.fr/wp-content/uploads/2016/06/conseils-dune-sage-femme.jpg" alt="conseils dune sage femme" width="361" height="645" /></p>
<p><em>Crédit photos : © Editions de l&rsquo;Opportun</em></p>
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		<title>Le premier recours, une demande des patientes</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 13:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie Colin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession Sage Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[femme enceinte]]></category>
		<category><![CDATA[gynécologue]]></category>
		<category><![CDATA[sage-femme]]></category>
		<category><![CDATA[suivi de grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[suivi gynécologique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>C’est à la demande de ses patientes qu’Aurélie Colin, sage-femme en Lorraine, s’est formée petit à petit à la gynécologie de prévention, à la pose de dispositifs contraceptifs et à l’homéopathie. Elle témoigne ici d’une expérience de praticien de premier recours de fait et de circonstance, qui rappelle que, bien davantage que le législateur, ce [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est à la demande de ses patientes qu’Aurélie Colin, <a title="Les cigognes ont du plomb dans l’aile" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/tribune/maternite-tu-quittes">sage-femme</a> en Lorraine, s’est formée petit à petit à la gynécologie de prévention, à la pose de dispositifs contraceptifs et à l’homéopathie. Elle témoigne ici d’une expérience de praticien de premier recours de fait et de circonstance, qui rappelle que, bien davantage que le législateur, ce sont les patientes qui déterminent l’accès au titre de praticien de premier recours pour les sages-femmes. A méditer ?</strong></p>
<p>J&rsquo;ai commencé à assurer deux journées de consultations hebdomadaires au Centre hospitalier de Lunéville il y a 6 ans. Quand les femmes arrivent pour la première fois en consultation, j&rsquo;ai souvent droit à un <em>« Bonjour Docteur »</em>&#8230;.. Sourire… et réplique <em>« Ah non, moi je suis sage-femme. Mais ne vous inquiétez pas, je sais faire »</em>.</p>
<p><strong>Ce que les femmes apprécient</strong></p>
<p>C&rsquo;est tout d&rsquo;abord une consultation qui dure 30 minutes, une petite phrase toute simple : <em>« Comment allez-vous ? »,</em> la possibilité de poser tout type de questions, sans avoir l&rsquo;impression de passer pour une demeurée. Au début je ne faisais que du suivi de grossesse et je me suis vite aperçu que les femmes n&rsquo;avaient pas de suivi gynécologique. Ce sont elles qui m&rsquo;ont demandé de faire leur suivi gynécologique : <em>« Avec vous, je me sens bien et après neuf mois passés ensemble, j&rsquo;ai confiance en vous ».</em></p>
<p><strong>De la consultation de suivi à la pose de DIU</strong></p>
<p>Donc j&rsquo;ai commencé le suivi gynécologique de prévention. <a title="Enfin le master pour les sages-femmes !" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/enfin-master-les-sages-femmes">J&rsquo;ai suivi une formation </a>avec le Conseil de l&rsquo;Ordre des Sages-Femmes à Paris, et puis je me suis lancée. Les femmes ont tellement de choses à dire et à comprendre que les consultations de gynécologie peuvent parfois prendre plus d&rsquo;une heure&#8230; Je n&rsquo;osais pas poser les stérilets et les implants et je les envoyais voir des gynécologues. Ce sont encore elles qui m&rsquo;ont demandé de leur poser stérilets et implants : <em>« Vous pourriez vous y mettre, on a besoin de vous ! »</em>. Donc je me suis formée avec les gynécologues de mon centre hospitalier parce que les femmes me l&rsquo;ont demandé.</p>
<p><strong>Et l’homéopathie…</strong></p>
<p>Je me suis formée en homéopathie pour apporter un meilleur suivi plus individualisé et comme je ne fais pas les choses à moitié, je me suis formée en « homéopathie uniciste » à l&rsquo;Institut national homéopathique français de paris (trois années de formation) où je suis maintenant assistante. « Uniciste » veut dire que l&rsquo;on donne un seul remède qui va aider le patient dans sa globalité et sa singularité et si l&rsquo;on change les lettres, ça ne veut pas dire « sorcellerie », mais beaucoup de travail !</p>
<p>L’homéopathie apporte une consultation de qualité avec encore plus d&rsquo;écoute et permet d&rsquo;accompagner les femmes, de les soigner sans nuire à leur santé ni celle du fœtus et l&rsquo;on participe déjà de la santé de l’enfant à venir. <a title="Grossesse et médicaments : un encadrement de l’information indispensable" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/grossesse-medicaments-encadrement-linformation-indispensable">Si de nombreux médicaments sont contre-indiqués pendant la grossesse</a>, l&rsquo;homéopathie a toute sa place. Force est de le constater : mes patientes sont en meilleure santé !</p>
<p><strong>Premier recours en toute harmonie</strong></p>
<p>Maintenant j&rsquo;ai une consultation très variée et les femmes apprécient énormément ce suivi individualisé. A la moindre pathologie, je les oriente vers un des gynécologues de mon établissement et nous travaillons en toute harmonie dans l’intérêt des patientes. Comme quoi, ce premier recours que la profession réclame peut être vécu dans le respect mutuel entre professions médicales tout en assurant le meilleur suivi des patientes. Et cela d’autant plus que la demande viendra des patientes elles-mêmes.</p>
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		<title>L&#8217;ouverture des plateaux techniques : une alternative prometteuse pour les sages-femmes libérales</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2015 14:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Caroline Combot]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession Sage Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[accouchement]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[plateau technique obstétrical]]></category>
		<category><![CDATA[sage-femme]]></category>
		<category><![CDATA[sage-femme libérale]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’automne 2014 a signé la fermeture de la maternité d’Orthez. Effet collatéral de cette fermeture, la disparition du « plateau technique » obstétrical où des couples, accompagnés de leur sage-femme libérale, venaient mettre leur enfant au monde. Les négociations d’accès à d’autres plateaux techniques à proximité sont restées vaines. Le topo de Caroline Combot, sage-femme en Lorraine, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’automne 2014 a signé la fermeture de la maternité d’Orthez. Effet collatéral de cette fermeture, la disparition du « plateau technique » obstétrical où des couples, accompagnés de leur <a title="Statut des sages-femmes hospitalières : un cadeau de Noël empoisonné ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/statut-sages-femmes-hospitalieres-cadeau-noel-empoisonne">sage-femme </a>libérale, venaient mettre leur enfant au monde. Les négociations d’accès à d’autres plateaux techniques à proximité sont restées vaines. Le topo de Caroline Combot, sage-femme en Lorraine, pour rappeler l’intérêt de l’ouverture des plateaux techniques : pour les parents certes, mais surtout pour les sages-femmes libérales.</strong></p>
<p><strong>Les parents, premiers bénéficiaires et ambassadeurs de l’ouverture des plateaux techniques. La preuve par l’exemple !</strong></p>
<p>1er Janvier 2015, Thomas est né. Il est le deuxième enfant de Johanna et Stéphanei. Thomas est né dans une<a title="L’Assurance Maternité bientôt condamnée ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/lassurance-maternite-bientot-condamnee"> maternité</a> de niveau 1, 19 mois après sa sœur qui, elle, était née dans la maternité de niveau 3 la plus proche. Johanna et Stéphane racontent la sécurité d’un environnement médicalisé choisi pour la naissance de leur premier enfant, l’efficacité de la péridurale et puis l’arrivée de Camille, leur aînée… Le bonheur et l’émotion ressentis, mais aussi l’anonymat de la prise en charge, la multiplicité des intervenants. A leur retour à la maison, ils sont heureux de présenter Camille à la sage-femme libérale qui les a préparés et qui accompagne Johanna dans son allaitement. Quelques mois plus tard, un nouveau bonheur s’annonce. Entre temps, ils ont découvert que la sage-femme libérale propose aussi un accompagnement global à la naissance avec accouchement en plateau technique. Elle a en effet passé une convention avec la maternité locale.</p>
<p>En confiance avec LEUR sage-femme, les critères et les envies pour la naissance de Camille laissent la place à une toute autre forme de projet pour ce deuxième bébé, Thomas.<br />
En ce 1er janvier 2015, Stéphane accompagne activement Johanna, ils mettent en pratique les « exercices » -comme ils disent- déjà expérimentés pendant la grossesse, ils oublient la péridurale, les mots croisés restent dans la poche de Stéphane. Et l’enfant parait…<br />
<em>« On a beau être déjà parents, c’est la première naissance que nous vivons pleinement »</em> disent-ils, deux jours après, encore tout émus de ce moment partagé.</p>
<p><strong>L’accès à un plateau technique : récit d’une conquête… à s’emparer ailleurs !</strong></p>
<p>Elle (ainsi la nommera-t-on au fil de ce récit) a 29 ans, diplômée sage-femme depuis 6 ans et déjà 2 années d’exercice libéral en Accompagnement Global à la Naissance (AGN) (terme déposé à l’INPIii en 2004).</p>
<p>Jeune diplômée, Elle trouve un emploi dans la maternité où elle accompagne les couples aujourd’hui. Elle y restera employée jusqu’à la naissance de son premier enfant. Avec cette maternité, son projet d’activité libérale s’affine puis se matérialise. En parallèle commencent les négociations avec la maternité pour l’accès au plateau technique. Des contrats existent déjà avec d’autres praticiens libéraux. Ce n’est pas nouveau pour cet hôpital qui, pour augmenter son activité, a été à l’origine de cette offre.<br />
Le cabinet ouvre enfin ses portes. Rapidement les femmes sont au rendez-vous pour des demandes plus « classiques » : rééducation du périnée, préparation à la naissance. Elle leur parle aussi de l’AGN.</p>
<p>Un premier couple se présente, ils donneront naissance à leur enfant 5 mois après l’ouverture du cabinet.<br />
Cet accompagnement demande une grande disponibilité. Elle a la chance de pouvoir compter sur des appuis extérieurs qui lui facilitent son organisation familiale. Néanmoins, pour chaque naissance, elle reste en « alerte » dans les semaines qui précèdent le terme, déplace des rendez-vous prévus quand sa présence auprès du couple l’exige.<br />
Cette disponibilité a aussi un prix. Comme beaucoup de consoeurs en AGN, le tarif de base de la sécurité sociale pour un accouchement (349,44€) ne couvre pas ses frais, d’autant plus qu’elle en reverse 30% à l’établissement qui l’accueille. Elle a donc choisi de demander un dépassement d’honoraires (parfois pris en charge par certaines mutuelles) que les couples ne refusent jamais de verser.</p>
<p>Lors d’une naissance, Elle retrouve les parents, soit chez eux, soit à la maternité. En fonction du stade de l’accouchement, une chambre étant mise à leur disposition, ils peuvent choisir de rester en chambre ou de se rendre directement en salle de naissance. Elle reste seule à veiller sur le couple mais l’équipe de garde reste disponible en cas de besoin.<br />
La plupart des femmes accompagnées choisissent d’accoucher sans péridurale.<br />
Dans beaucoup d’établissement ayant passé contrat avec une sage-femme libérale, le rôle de cette dernière s’arrête lors de toute médicalisation. Elle passe alors la main à l’équipe de garde. Pour notre sage-femme, l’hôpital accepte qu’elle continue la prise en charge même en cas de médicalisation, en collaboration avec l’équipe. « C’est l’avantage d’être une ancienne de la maison », dit-elle. Cela rassure aussi beaucoup les couples lors de leur choix.<br />
Après la naissance, le couple a la possibilité de rentrer à la maison après 2 heures (et examen du bébé par le pédiatre) ou de rester en hospitalisation quelques jours. Quel que soit leur choix, Elle passe les voir tous les jours. C’est Elle qui fait la visite de sortie en cas d’hospitalisation.</p>
<p>Le bouche à oreille fait peu à peu son office, les demandes affluent. Elle a accueilli récemment une collaboratrice pour prendre charge les demandes hors AGN qu’elle ne peut plus satisfaire. Elle aspire à se limiter à « ses » couples AGN qu’elle revoit lors des consultations de suivi gynécologique de prévention et de contraception. En 2014, c’est 21 couples qu’Elle aura accompagnés grâce à l’ouverture du plateau technique.</p>
<p><strong>Accéder au plateau technique d’un établissement de santé : les modalités pratiques à connaître.</strong></p>
<p>Historiquementiii, cet accès aux plateaux techniques des hôpitaux, est un combat que l’ANSFLiv a débuté en 1984 et qui a aboutit à la Loi du 31 juillet 1991 et au décret du 8 Août 1991 portant sur le code de déontologie des sages-femmes.<br />
Depuis, d’autres textes ont complété ces premiers. En 2009, avec la Loi HPST, ce ne sont plus seulement les hôpitaux publics non régionaux qui sont concernés mais aussi les établissements privés et les CHR.</p>
<p>L’ouverture d’un plateau technique peut se faire à l’initiative de l’établissement ou à la demande du professionnel de santé libéral. Diverses instances doivent valider ce projet : la commission médicale de l’établissement, la direction de l’établissement et l’agence régionale de santé (ARS). Tous les détails de cette procédure sont accessibles sur le site du Conseil de l’Ordre Des Sages-Femmes ainsi qu’un modèle de contrat. Ce contrat est établi pour une durée définie, renouvelable. Il stipule les conditions d’utilisation du plateau technique, la rémunération des actes et la redevance payée à l’établissement. Il prend en compte les orientations stratégiques prévues dans le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens conclus entre l’établissement et l’ARS.</p>
<p>Le professionnel s’y engage à respecter les recommandations de bonnes pratiques professionnelles, les projets et règlements ainsi que programmes de l’établissement, la continuité des soins. Il doit être porté à la connaissance du Conseil de l’ordre des sages-femmes, qui autorise aussi l’activité multi-sites. La sage-femme doit déclarer cette activité à son assureur.</p>
<p><strong>Combien de plateaux techniques déjà ouverts en 2015 ?</strong></p>
<p>Les premières sages-femmes à faire ces démarches se sont souvent retrouvées face à des murs. Puis, peu à peu, les portes se sont ouvertes, notamment celles de « petites » maternités qui voyaient là un moyen de les sauver de la fermeture. Au 15 janvier 2015, 36 sages-femmes disant exercer en plateau technique sont référencées sur le site internet de l’ANSFL et un rapide tour d’horizon sur un site dédié aux projets de naissance permet d’identifier au moins 31 établissements ouvrant leur plateau technique.</p>
<p>Certains établissements n’hésitent pas à communiquer dans la presse autour de ces possibilités offertes aux usagers. On citera pour 2014, de façon non exhaustive, la Clinique Sarrus-Teinturiers à Toulousev, et le CHIVA à Foixvi.</p>
<p>L’ouverture des plateaux techniques aux <a title="Statut des sages-femmes hospitalières : un cadeau de Noël empoisonné ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/statut-sages-femmes-hospitalieres-cadeau-noel-empoisonne">sages-femmes libérales</a> semble bien offrir des débouchés prometteurs à la profession, tant du côté des établissements de niveau 1 que des sages-femmes, autant qu’elle apporte une alternative aux parents décidés à refuser la médicalisation et l’anonymat des grandes structures.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/accoucher-plateau-technique-alternative-prometteuse-les-sages-femmes-liberales">L&rsquo;ouverture des plateaux techniques : une alternative prometteuse pour les sages-femmes libérales</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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