Fermée le 7 avril par l’Agence Régionale de Santé suite au décès le 24 février d’une patiente de 42 ans après une césarienne, la maternité de la Clinique des Portes du Jura va clore ses activités définitivement. C’est ce que l’Agence Régionale de Santé a annoncé ce matin, soulignant que la compétence des personnels n’était pas en cause.

Selon le directeur de l’ARS, Jean-Marc Tourangeau, l’organisation du service « a révélé des dysfonctionnements qui ne permettent pas d’assurer la continuité et la sécurité des soins ». Une situation récurrente, puisque en 2014, la maternité avait déjà été fermée pendant près de 4 mois par les autorités de santé pour les mêmes motifs. Lors de la dernière inspection, l’ARS a constaté « que la clinique n’a toujours pas mis en œuvre des mesures correctrices indispensables à la continuité et à la sécurité des soins qu’elle s’était pourtant engagée à prendre lors de la levée de la précédente suspension ».

L’ARS note notamment « qu’après 8 mois de reprise d’activité, les engagements pris en matière de recrutement de praticiens ne se sont pas concrétisés en gynécologie obstétrique, la situation de l’équipe de pédiatrie s’étant par ailleurs singulièrement dégradée depuis la réouverture avec la démission le 1er août 2014 du seul praticien à temps complet ».

Le dysfonctionnement de trop

Le décès du 24 février a été le dysfonctionnement de trop, semble-t-il. En conséquence de quoi, la maternité de la Clinique des Portes du Jura va fermer définitivement. Voilà qui n’arrange pas les affaires de la clinique, placée depuis avril en redressement judiciaire. Mais pour le directeur de l’ARS refuse de se laisser culpabiliser par cet état de fait : « La fermeture de la maternité n’est pas le seul motif de cette situation », a-t-il déclaré à France 3 le 10 juin.

La décision de l’ARS supprime donc définitivement les 19 lits de la maternité. Et réduit au chômage une trentaine de sages-femmes et auxiliaires de puériculture…

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