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	<title>Neuf Mois Pour Les Sages Femmes &#187; santé bébé</title>
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		<title>Le doctorat de recherche pour les sages-femmes</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 14:27:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Morgane Odabachian]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Le Diplôme d’Etat de sage-femme est reconnu au grade de master et de ce fait, les sages-femmes ont la possibilité de pouvoir poursuivre leur formation dans la recherche (notamment sur la périnatalité) pour obtenir le titre de docteur. S’il y a encore trop de peu de sages-femmes qui accèdent au doctorat de recherche, la situation [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/comment-bien-se-former-en-tant-sage-femme-tabacologue" target="_blank">Le Diplôme d’Etat de sage-femme</a> est reconnu au grade de master et de ce fait, les sages-femmes ont la possibilité de pouvoir poursuivre leur formation dans la recherche (notamment sur la périnatalité) pour obtenir le titre de docteur.</p>
<p>S’il y a encore trop de peu de sages-femmes qui accèdent au doctorat de recherche, la situation pourrait bientôt changer : la Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation (DRCI) de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a en effet pour objectif de promouvoir et soutenir la recherche pour les sages-femmes.</p>
<h1>Qu’est ce que le doctorat de recherche pour les sages-femmes et pourquoi n’y a-t-il pas encore assez de candidates ?</h1>
<p>La recherche pour les sages-femmes est relativement récente puisqu’elle n’a qu’une trentaine d’années. En France, contrairement aux pays Anglo-Saxons, la recherche pour les sages-femmes est encore peu développée. Souvent les sages-femmes doivent arrêter leur activité clinique pour se concentrer sur leur activité de recherche et l’accès aux postes universitaires (postes de maître de conférence ou préparation de l’HDR : Habilitation à Diriger des Recherches) est plus que restreint. Résultat : peu de sages-femmes continuent sur un parcours de troisième cycle universitaire.</p>
<p>En 2015, lors de la <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/11_02_2016_grande_conference_de_la_sante_-_feuille_de_route.pdf" target="_blank">Grande Conférence de Santé</a>, les représentants des étudiants et des professionnels de santé (le Conseil de <a href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/reforme-etudes-sante-reponse-lordre-sages-femmes" target="_blank">l’Ordre des sages-femmes</a>, la Conférence Nationale des Enseignants en Maïeutique (CNEMa), les étudiants…) ont pu faire avancer les choses. Une des mesures de la Grande Conférence de Santé fut, en effet, de promettre de développer l’accès aux formations à la recherche pour les sages-femmes.</p>
<p>L’augmentation du nombre de sages-femmes dans les filières de recherche pourrait permettre une ouverture de postes universitaires, c’est pour cela que des initiatives fleurissent pour développer la recherche pour les sages-femmes.</p>
<h1>Appel à candidature pour le doctorat en recherche</h1>
<p>La Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation (DRCI) de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (APHP), a décidé de lancer un appel à candidatures pour les professions paramédicales et les sages-femmes ayant un projet de recherche.</p>
<p>Le sujet de la thèse devra ainsi s’inscrire dans la thématique périnatalité et santé de la femme. La DRCI propose de financer la formation mais aussi le remplacement du doctorant sur une durée de 3 ans au regard de l’appréciation par un jury de l’avancement des travaux de recherche.</p>
<p>Pour candidater, le candidat doit envoyer son dossier accompagné d’une lettre de soutien de son responsable de pôle et du directeur de l’hôpital « indiquant les perspectives d’évolution du professionnel post-doctorat et comment les travaux de recherche s’inscrivent dans une dynamique de recherche au sein de votre établissement ou de l’institution. »<br />
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 15 Mai 2019.</p>
<p>Des informations complémentaires ainsi que le dossier de candidature sont disponibles sur le site de l’ordre des sages-femmes à<strong> <a href="http://www.ordre-sages-femmes.fr/actualites/appel-a-candidatures-doctorat-en-recherche/" target="_blank">cette adresse</a></strong>.</p>
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		<title>Hémangiomes infantiles : après le propanolol, d’autres bétabloquants plus efficaces et plus sûrs</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2015 14:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>De nouvelles études ouvrent la perspective de traitements encore plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que le propanolol, un bétabloquant prescrit pour traiter des hémangiomes infantiles. Les grandes découvertes arrivent parfois par hasard. Ainsi en fut-il, en 2007, au CHU Pellegrin à Bordeaux, quand un bébé, traité pour un hémangiome infantile en dermatologie, dut [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De nouvelles études ouvrent la perspective de traitements encore plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que le propanolol, un bétabloquant prescrit pour traiter des hémangiomes infantiles.</strong></p>
<p>Les grandes découvertes arrivent parfois par hasard. Ainsi en fut-il, en 2007, au CHU Pellegrin à Bordeaux, quand un bébé, traité pour un <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/neonat/nouvelle-etude-forme-dhemangiome-infantile">hémangiome infantile</a> en dermatologie, dut rejoindre le service de cardiologie suite à un problème cardiaque. <em>« Placé sous propanolol pour traiter sa tachycardie, l’équipe médicale a eu la surprise de découvrir 24h plus tard que l’hémangiome s’était ratatiné »</em>, explique dans un sourire le Dr Christine Labrèze, dermatologue à l’origine de la découverte du traitement Hémiangiol (propanolol).</p>
<p>Quelques temps plus tard, un autre bébé est traité dans le service de dermatologie du CHU-Pellegrin pour un hémangiome du visage, mais, après un mois de traitement, les corticoïdes ne répondaient toujours pas. <em>« Or, avec un bébé sous cortisone pendant un mois, on risque des problèmes cardiaques</em>, explique le Dr Labrèze.<em> Nous l’avons donc mis sous propanolol pour pallier ce risque. Or, une semaine après, l’hémangiome avait disparu… »</em> Eurêka… Comme quoi, les grandes découvertes tiennent parfois au plus grand des hasards. De fait, le traitement de l’hémangiome infantile par le propanolol répond chez 100% des enfants de moins de 6 mois mais plus du tout après 36 mois et la réponse au traitement apparaît dans les 24 à 48 heures.</p>
<p><strong>Des effets secondaires sous surveillance</strong></p>
<p>En octobre 2007, un brevet est déposé. Il fallait disposer en effet d’une formule pédiatrique et non pas d’un dosage aléatoire à partir d’une formule classique. <em>« L’idée, c’était de disposer d’une potion pédiatrique, avec pipette, et donc de trouver un industriel qui puisse demander l’AMM ».</em> La dite AMM a été obtenue en 2014 et l’étude clinique publiée en février 2015, avec un rapport bénéfice-risque très favorable quand le cas est bien posé. Il existe en effet des contre-indications : enfant avec troubles cardiaques, souffrant d’asthme (suspicion, sans certitudes de contre-indications réelles) ou avec antécédents familiaux d’asthme.</p>
<p>Qui plus est, <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/hemangiome-du-nourrisson-vaste-etude-randomisee-confirme-linteret-du-propranolol">le propranolol</a> est un bêtabloquant non cardio-sélectif, qui passe la barrière hémato-encéphalique, ce qui est à l’origine de certains effets secondaires (hypoglycémie asymptomatique, baisses de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, bronchospasmes, troubles du sommeil et de la vigilance, légère cytolyse hépatique, troubles de la mémoire émotionnelle…).</p>
<p>Des effets secondaires qui nécessitent donc une surveillance de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque avant le début du traitement et une à deux heures après le traitement. L’hospitalisation et le monitoring sont recommandés chez un bébé de moins de 8 semaines ou en cas d’antécédents de pathologies cardiaques ou respiratoires. <em>« La dose recommandée dans le traitement de l’hémangiome proliférant est de 3,4 mg/kg/jour d’hydrochloride de propranolol en 2 prises quotidiennes, avec une dose initiale faible afin d’éviter les bradycardies et les hypotensions »</em>, précise le Dr Hervé Garat, dans le Journal International de médecine.</p>
<p><strong>D’autres bétabloquants en orbite avec moins de contraintes</strong></p>
<p>De nouvelles études mettent en avant l’efficacité d’autres bêtabloquants. <em>« L’aténolol par voie orale est un bêtabloquant cardio-sélectif des récepteurs ß1. Il a une efficacité similaire au propranolol mais avec moins d’effets secondaires sévères : seulement 3 % des patients concernés contre 25 % lors d’un traitement par propranolol : hypoglycémie, hyperactivité bronchique, hypotension »</em>, explique le Dr Hervé Garat. La dose thérapeutique est de 1 à 3 mg/Kg/jour.</p>
<p>Autre piste, le nadolol, un cardio-sélectif <em>« qui montre une efficacité significativement plus forte et plus rapide que le propranolol »</em>. La dose recommandée est de 2 mg/Kg/jour en 2 prises. <em>« Les effets secondaires semblent bénins mais ce traitement justifie des études complémentaires »</em>, précise le JIM.</p>
<p>Enfin, le timolol topique est une bonne alternative au traitement par voie orale pour des lésions de plus petite taille (diamètre inférieur à 11,3 mm) ou superficielles. <em>« Il a un début d’action plus lent et peut être utilisé en complément d’une thérapie orale pour prévenir un effet rebond ou pour des patients présentant une contre-indication à l’utilisation d’un bêtabloquant systémique ou quand les parents refusent la voie orale »</em>, conclut le Dr Hervé Garat.<br />
Cette revue de la littérature confirme l’intérêt des bêtabloquants dans le traitement des hémangiomes infantiles et éclaire de nouveaux traitements plus sûrs et plus efficaces que le propanolol, ainsi que de nouvelles galéniques.</p>
<p><em><strong>Sources</strong> Rouhana, Hailey Frances et coll. : Beta blocker treatment for infantile hemangiomas. Dermatology Online Journal, 21(7): 2. doj_28111</em></p>
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		<title>Naissance à 23-24 SA en siège : voie basse ou césarienne ?</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2015 14:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Les très grands prématurés entre 23 et 24 SA+6 jours ne sont plus si rarissimes, grâce aux techniques de réanimation néonatale. La question étant de savoir quelle réponse obstétricale apporter : voie basse ou césarienne ? En ce qui concerne la césarienne, un principe de précaution s’impose : « une césarienne pratiquée à un terme précoce impliquant une césarienne [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/quel-devenir-les-grands-prematures-en-2015">Les très grands prématurés entre 23 et 24 SA+6 jours ne sont plus si rarissimes</a>, grâce aux techniques de réanimation néonatale. La question étant de savoir quelle réponse obstétricale apporter : voie basse ou césarienne ?</strong></p>
<p>En ce qui concerne la <a title="Au Portugal, les financements réduits accélèrent la baisse du taux de césariennes." href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/au-portugal-les-financements-reduits-accelerent-baisse-du-taux-cesariennes">césarienne</a>, un principe de précaution s’impose : <em>« une césarienne pratiquée à un terme précoce impliquant une césarienne itérative aux grossesses suivantes, il est nécessaire d’être certain des bénéfices néonataux de cette intervention au vu de la morbidité maternelle qu’elle implique »</em>, lit-on dans le <em>Journal International de Médecine</em> du 18 septembre.</p>
<p>Or, il n’est pas démontré que la naissance par césarienne apporte un plus à l’enfant à ce stade péri-viable. Pour s’en convaincre, des chercheurs ont analysé les registres de trois états américains portant sur 1854 accouchement en présentation siège (entre 23 SA et 24 SA+6 j) entre 2000 et 2009. Dans cette cohorte, la césarienne a été réalisée significativement plus souvent chez des femmes multipares, soufrant d’HTA gravidique (8 % vs 1 %), ayant un utérus cicatriciel (16 % vs 9 %), ou dont l’enfant pesait moins de 500 g (22 % vs 10 %). Le résultat de cette analyse rétrospective montre que la naissance par césarienne n’améliore pas le taux de survie à 6 mois.</p>
<h2>Quel taux de survie ?</h2>
<p>En données brutes, la survie à 23 SA après césarienne est de 52 % vs 23 % après naissance par voie basse et de 65 % à 24 SA vs 41 % ; ces différences restent significatives après ajustement.</p>
<p>Mais lorsque la morbidité est analysée à 6 mois d’âge corrigé, aucun mode de naissance n’est supérieur à l’autre ; de même, si les nouveau-nés survivent plus fréquemment jusqu’à la première semaine, la mortalité à 6 mois d’âge corrigé est similaire dans les deux groupes. Ces résultats sont comparables quel que soit le niveau de technicité du centre où a lieu la naissance.</p>
<p>Enfin, si au fil des années le pourcentage de naissance par césarienne a augmenté, morbidité et mortalité n’ont pas changé. <em>« La césarienne systématique ne trouve donc pas d’indication dans le cadre de la naissance du &laquo;&nbsp;prématurissime&nbsp;&raquo; en siège d’autant qu’elle grève le pronostic obstétrical de la mère »</em>, concluent les chercheurs. Si la césarienne doit être envisagée pour améliorer la survie à court terme du nouveau-né, ce choix doit être fait en concertation avec les parents.</p>
<p><em>Sources JIM/M.Gélébart</em><strong><em>/</em></strong><em>Tucker Edmonds B et coll.: Morbidity and mortality associated with mode of delivery for breech periviable deliveries. Am J Obstet Gynecol 2015;213:70.e1-12.</em></p>
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		<title>Grands prématurés et surfactant : une nouvelle technique moins invasive baptisée Lisa !</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 09:25:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Et si pour administrer du surfactant, il n’était plus nécessaire d’intuber la trachée, geste qui peut être suivi d’une ventilation mécanique ou d’une extubation rapide pour remise en PPCn ? Des néonatologistes allemands et australiens ont proposé une alternative, moins invasive, via un fin cathéter par voie oro-pharyngée. LISA soit « less invasive surfactant application » pourrait [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/grands-prematures-surfactant-nouvelle-technique-moins-invasive-baptisee-lisa">Grands prématurés et surfactant : une nouvelle technique moins invasive baptisée Lisa !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si pour administrer du surfactant, il n’était plus nécessaire d’intuber la trachée, geste qui peut être suivi d’une ventilation mécanique ou d’une extubation rapide pour remise en PPCn ? Des néonatologistes allemands et australiens ont proposé une alternative, moins invasive, via un fin cathéter par voie oro-pharyngée.</strong></p>
<p>LISA soit « less invasive surfactant application » pourrait bien faciliter les débuts de vie des grands prématurés sous assistance respiratoire. Une pratique dominée par la crainte de la dysplasie broncho-pulmonaire. À la naissance, la Pression Positive Continue nasale [PPCn] est préférée pour éviter un barotraumatisme. <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/quel-devenir-les-grands-prematures-en-2015">L’apparition d’une détresse respiratoire</a> sous PPCn pose la question de savoir si, quand et comment il faut utiliser le surfactant pulmonaire.</p>
<p>La décision d’administrer du surfactant implique une intubation de la trachée qui peut être suivie d’une ventilation mécanique… ou d’une extubation rapide pour remise en PPCn (séquence INtubation-SURfactant-Extubation [INSURE]). Mais il pourrait être bientôt possible d’envisager une alternative à l’intubation moins invasive pour instiller du surfactant : tout simplement en introduisant dans la trachée un fin cathéter par voie oro-pharyngée, sans interruption de la PPCn. Les essais contrôlés randomisés de cette « less invasive surfactant application » [LISA] rapportent des résultats respiratoires encourageants.</p>
<p><strong>Ce que dit l’étude</strong></p>
<p>Le plus récent de ces essais compare l’évolution à court terme de 107 prématurés de 23 à 26 semaines traités par PPCn et LISA à celle de 104 <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/troubles-moteurs-grands-prematures-lirm-suffit-quelle-piste-depistage">prématurés de même âge gestationnel </a>traités par ventilation mécanique (sur sonde trachéale) et surfactant. Les patients, recrutés dans 13 centres périnatals allemands, avaient tous respiré spontanément, mais présentaient une détresse respiratoire précoce, évoquant une maladie des membranes hyalines (FiO2 &gt; 30 % et/ou score de Silverman ≥ 5 avant H2). Ceux traités par PPCn et LISA ont reçu d’emblée de la caféine.</p>
<p>La manipulation pour l’administration mini-invasive de surfactant (LISA), sous PPCn, a été réussie dans 100 % des cas, dès la première tentative (73 %), ou après 2 ou 3 tentatives (27 %). Elle a entraîné une bradycardie chez 11 % des patients et une désaturation (SaO2 &lt; 80 %) chez 56 %, corrigée par une ventilation au masque.</p>
<p><strong>Pas moins de dysplasie broncho-pulmonaire</strong><br />
La LISA n’a pas empêché un recours fréquent à la ventilation mécanique. Près de 50 % des patients traités par PPCn + LISA ont dû être intubés et ventilés mécaniquement avant H72, et 75 % durant le séjour (presque 100 % aux âges gestationnels de 23-24 sem.). La durée de la ventilation mécanique après une intubation secondaire a été similaire à celle du groupe ventilé d’emblée (durée médiane : 8 jours versus 7 jours ; p = 0,27).</p>
<p>Le traitement combiné par PPCn et LISA n’a pas amélioré l’évolution respiratoire des patients. Le taux de survie sans dysplasie broncho-pulmonaire au terme corrigé de 36 sem. – le critère principal de jugement – a été un peu plus élevé chez les patients traités par PPCn + LISA que dans le groupe ventilé d’emblée (67,3 % vs 58,7 %), mais la réduction de risque absolue n’est pas significative (8,6 % ; intervalle de confiance à 95 % [IC 95 %] : &#8211; 5,0 à 21,9 ; p = 0,20). D’après les auteurs, l’absence de différence significative serait due aux résultats exceptionnellement bons dans le groupe ventilé d’emblée.</p>
<p><strong>Taux de survie plus élevé dans les complications majeures</strong></p>
<p>Le traitement par PPCn + LISA a, cependant, provoqué moins de complications. Comparativement au groupe ventilé d’emblée, les patients traités par PPCn + LISA ont fait moins de pneumothorax (4,8 % vs 12,6 % ; p = 0,04) et moins <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/hemorragie-grave-delivrance-apres-embolisation-arteres-uterines-suivi-psy">d’hémorragies intra-ventriculaires sévères</a> (10,3 % vs 22,1 % ; p = 0,02). Ils ont aussi eu un taux plus élevé de survie sans complications majeures liées à leur très grande prématurité (50,5 % vs 35,6 % ; p = 0,02 ; réduction de risque absolue : 14,9 % ; IC 95% : 1,4 à 28,2).</p>
<p><strong>Les conclusions de l’étude</strong></p>
<p><em>« Au total, la LISA est « faisable » chez des extrêmes prématurés, mais elle nécessite sans aucun doute un apprentissage</em>, souligne le Dr Jean-Marc Retbi pour le Journal international de médecine.<em> Elle n’a pas réduit la dysplasie broncho-pulmonaire, mais a amélioré la survie sans complications majeures, ce qui incite à persévérer dans cette voie mini-invasive. »</em> Et d’envisager que, dans quelques années, le surfactant pulmonaire, seul traitement logique de la maladie des membranes hyalines du prématuré, <em>« ne s’administre plus par instillation directe dans la trachée mais par aérosols/nébulisations ».</em></p>
<p><em>Sources JIM/Dr J.-M Retbi/ Kribs A et al. Nonintubated surfactant application vs conventional therapy in extremely preterm infants: a randomized clinical trial. JAMA Pediatrics, 2015.</em></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/grands-prematures-surfactant-nouvelle-technique-moins-invasive-baptisee-lisa">Grands prématurés et surfactant : une nouvelle technique moins invasive baptisée Lisa !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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		<title>Quel devenir pour les grands prématurés en 2015 ?</title>
		<link>https://sages-femmes.neufmois.fr/news/quel-devenir-les-grands-prematures-en-2015</link>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 13:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Giuliana Faure]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Périnatalité]]></category>
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		<category><![CDATA[santé bébé]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>L’étude EPIPAGE 2 (étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels) a débuté en 2011. Elle concerne 7000 nouveau-nés prématurés de moins de 35 semaines d’aménorrhée, en France, et elle analyse leur devenir, en comparaison avec l’étude EPIPAGE 1 publiée en 1997. Cette étude a pour objectif d’évaluer la prise en charge de ces enfants et [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’étude EPIPAGE 2 (étude épidémiologique sur les petits âges gestationnels) a débuté en 2011. Elle concerne 7000 <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/troubles-moteurs-grands-prematures-lirm-suffit-quelle-piste-depistage">nouveau-nés prématurés</a> de moins de 35 semaines d’aménorrhée, en France, et elle analyse leur devenir, en comparaison avec l’étude EPIPAGE 1 publiée en 1997. Cette étude a pour objectif d’évaluer la prise en charge de ces enfants et d’informer les parents quant à la décision des soins et au pronostic de leur enfant. Et une mine d’infos pour les sages-femmes qui doivent répondre aux questions angoissées des jeunes parents de bébés prématurés. </strong></p>
<p>Les enfants sont classés en trois groupes et ils seront suivis jusqu’à l’âge de 12 ans :</p>
<ul>
<li>les très grands prématurés (22-26 SA révolues)</li>
<li>les grands prématurés (27-31 SA révolues)</li>
<li>les modérément prématurés (32-34 SA révolues)</li>
</ul>
<p>Les premiers résultats de cette étude ont été publiés en début 2015. Ils montrent que :</p>
<ul>
<li>0.44% des naissances ont lieu avant 27 SA</li>
<li>0.84% des naissances ont lieu entre 27 et 31 SA</li>
<li>1.8% des naissances ont lieu entre 32 et 34 SA</li>
</ul>
<p>L’étude de la prise en charge de ces enfants en anténatal montre que :</p>
<ul>
<li> 36,2% sont nés dans un hôpital de niveau III avant 22 SA</li>
<li>61,8% sont nés dans un hôpital de niveau III à 23 SA</li>
<li>77,4% sont nés dans un hôpital de niveau III à 24 SA</li>
</ul>
<p>Concernant la survie de ces enfants, elle augmente en fonction du terme de naissance.<br />
Concernant les décès néonataux, la proportion qui a suivi une décision d’arrêt d’une prise en charge intensive était de :</p>
<ul>
<li>80,9% entre 22 et 24 SA</li>
<li>70,3% entre 25 et 26 SA</li>
<li>57% entre 27 et 31 SA</li>
</ul>
<p>L’âge médian au moment du décès était le jour de la naissance pour les 22-24 SA, à 5 jours de vie pour les 25-26 SA et 7 jours pour les 27-31 SA.</p>
<p>Cependant, ces enfants sont à hauts risques de complications néonatales, cérébrales, respiratoires et digestives (hémorragie intra-ventriculaire de grade III ou IV, leucomalacies périventriculaires, dysplasie brocho-pulmonaire, rétinopathie du prématuré de grade III ou plus, entérocolite nécrosante de grade II ou III…):</p>
<ul>
<li>&lt;1% de survie avant 24 SA et 12% de survie sans pathologie néonatale grave à 24 SA</li>
<li>60% de survie à 25 SA, dont 30% sans pathologie néonatale grave</li>
<li>94% de survie entre 27 et 31 SA, dont 81% sans pathologie néonatale grave</li>
<li>99% de survie entre 32 et 34 SA, dont 97% sans pathologie néonatale grave</li>
</ul>
<p>La politique générale de la France est de ne pas intervenir avant 24 SA. <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/reconnaissance-prise-en-charge-douleur-du-nouveau">Les nouveau-nés venus au monde avant ce terme seront pris en charge</a> par des soins palliatifs, mais il n’y aura pas de réanimation intensive mise en place. Ces résultats ont été comparés aux grandes études internationales du milieu des années 2000. Une prise en charge plus active des enfants prématurés dans les seuils de la limite de la viabilité, ont entrainé un taux de survie plus élevé.</p>
<p>En France, le taux de survie s’améliore à 25 SA en raison de l’augmentation de prise en charge active, mais le taux de survie jusqu’à 27 SA reste plus élevé au Royaume-Uni, au Japon et en Suède.</p>
<p>Globalement, la proportion d’enfants nés à partir de 25 SA sans pathologie néonatale sévère a nettement augmenté, mais la survie sans pathologie grave, avant 25 SA, est rare.</p>
<p>L’étape du suivi des ces enfants à 5 ans, débutera en 2016.</p>
<p><em>Survival and Morbidity of Preterm Children Born at 22 Through 34 Weeks’ Gestation in France in 2011 Results of the EPIPAGE-2 Cohort Study Pierre-Yves Ancel, PhD; François Goffinet, PhD; and the EPIPAGE-2 Writing Group</em></p>
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		<item>
		<title>Comment prélever des urines chez les nouveau-nés sans risque de faux positifs ?</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2015 14:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Néonat]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[dépistage néonatal]]></category>
		<category><![CDATA[infection urinaire]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau-né]]></category>
		<category><![CDATA[santé bébé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dépister une infection urinaire chez les nourrissons n’est pas un jeu d’enfant. Risque de souillure, recueil en situation quasi improbable, ponction sus-pubienne ou cathétérisme urétral compliqués… La tâche est rude. Mais des chercheurs d’Alaska ont peut-être trouvé une piste de solution…    25 minutes après l’alimentation La méthode date de 2013 (Herreros et al) mais [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dépister une infection urinaire chez les nourrissons n’est pas un jeu d’enfant. Risque de souillure, recueil en situation quasi improbable, ponction sus-pubienne ou cathétérisme urétral compliqués… La tâche est rude. Mais des chercheurs d’Alaska ont peut-être trouvé une piste de solution…   </strong></p>
<p><strong>25 minutes après l’alimentation</strong></p>
<p>La méthode date de 2013 (Herreros et al) mais n’a pas fait souche jusqu’ici. Pourtant, des pédiatres d’Ankara ont décidé de former leur équipe soignante à cette pratique, qui consiste à initier des stimulations vésicales par de petites tapes appliquées dans la région sus-pubienne et à effectuer des massages lombaires para-vertébraux. Un nouveau moyen qui pourrait  grandement faciliter <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/depistage-neonatal-cahier-charges-enfin-pret">le dépistage chez le nouveau-né</a>.</p>
<p>Le petit garçon est soutenu sous les aisselles, jambes pendantes, les filles de même mais hanches fléchies. Le recueil des urines par un second examinateur a eu lieu directement pendant le jet, après désinfection locale, 25 minutes après alimentation. L’examen cytobactériologique était demandé pour la fièvre, l’hyper-bilirubinémie ou d’autres causes.</p>
<p><strong>Une méthode à vérifier pour les plus âgés</strong></p>
<p>Le succès a été défini par l’obtention d’une miction dans les 5 mn suivant la stimulation. En tout, 127 enfants ont été répartis en deux groupes tirés au sort, en excluant <a href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/reconnaissance-prise-en-charge-douleur-du-nouveau">les bébés qui souffrent </a>de déshydratation : expérimental (GE, n = 63) et contrôle (GC, n = 64), les enfants de ce second groupe étant tenus dans la même position, sans stimulation.</p>
<p>Le succès, défini par l’obtention d’urine dans les 5 mn (300 s) suivant la stimulation ou la mise en position pour les contrôles, a été obtenu chez 49 enfants (78 %) GE, contre 21 (33 %) enfants GC (P&lt;0,001). Le temps médian de recueil a été de 60 s (écart interquartile 64,5 s) dans le GE et de 300 s (EIQ 95 s) dans le GC (p &lt; 0,0001). Le taux d’urines contaminées défini par une bactériurie de 103/mL ou de germes non pathogènes, a été similaire dans les 2 groupes (P=0,77).</p>
<p><em>« En conclusion, </em>souligne le Pr Jean-Jacques Baudon<em>, pour le Journal International de Médecine, cette méthode parait intéressante pour les petits nourrissons. Il reste à la tester chez les nourrissons plus âgés qui risquent d’être plus agités au moment du recueil des urines. »</em></p>
<p><em>Sources JIM/ Pr J-J. Baudon/Altuntas N et coll. : Midstream clean-catch urine collection in newborns: a randomized controlled study. Eur J Pediatr., 2015; 174: 577-82</em></p>
<p><em> </em></p>
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		<item>
		<title>Tache noire sur la langue d’un nouveau-né : est-ce grave ?</title>
		<link>https://sages-femmes.neufmois.fr/news/tache-noire-langue-dun-nouveau-ce-grave</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2015 14:55:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Périnatalité]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Le cas est rare mais peut se présenter en consultation post-partum quand la jeune maman interroge sa sage-femme pour se rassurer devant l’apparition de lésions pigmentées sur la langue de son bébé. Le Journal international de médecine a rapporté récemment l’observation faite par des dermatologistes italiens d’un enfant de 10 semaines, en bonne santé, mais [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le cas est rare mais peut se présenter <a title="Lien mère-enfant : un questionnaire pour l’évaluer en post-partum" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/lien-mere-enfant-questionnaire-levaluer-en-post-partum">en consultation post-partum </a>quand la jeune maman interroge sa<a title="Les sages-femmes certifiées seules autorisées à suivre les AAD aux Etats-Unis" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/les-sages-femmes-certifiees-seules-autorisees-suivre-les-aad-aux-etats-unis"> sage-femme</a> pour se rassurer devant l’apparition de lésions pigmentées sur la langue de son bébé.</strong></p>
<p>Le Journal international de médecine a rapporté récemment l’observation faite par des dermatologistes italiens d’un enfant de 10 semaines, en bonne santé, mais présentant quatre lésions très pigmentées sur le côté gauche de la langue.</p>
<p>Après interrogatoire de la famille, il n’y aurait aucun antécédent familial de mélanome, de polypose intestinale ou  de génodermatose.</p>
<p>Les médecins italiens posent alors le diagnostic de macules mélanocytaires congénitales de la langue. L’enfant est surveillé pendant près de deux ans (jusqu’à l’âge de 30 mois), surveillance qui permettra de constater la stabilité des lésions.</p>
<p><strong>Une évolution bénigne</strong></p>
<p>A propos de ce cas clinique, les auteurs de l’étude rapportent des observations similaires de taches congénitales très pigmentées de la langue publiées dans la littérature qui, contrairement à ce que certains ont écrit, ne sont pas l’apanage des nouveau-nés de couleur et peuvent apparaître quel que soit le phototype. L’évolution, dans les observations rapportées, est bénigne.</p>
<p>Les données de littérature montrent que les mélanomes de la langue apparus sur une mélanose pré-existante touchent des adultes qui présentaient  une mélanose orale acquise et non néonatale. Un constat rassurant à expliquer aux familles des bébés concernés !</p>
<p><em>Sources JIM / Savoia F et coll. : Congenital melanotic macules of the tongue. A case report and brief review of the literature. Pediatr Dermatol., 2015; 32: 109-112</em></p>
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		<item>
		<title>Hémangiome du nourrisson : une vaste étude randomisée confirme l’intérêt du propranolol</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 16:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Hémangiome du nourrisson]]></category>
		<category><![CDATA[santé bébé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelle sage-femme, en suivi post-partum, n’a pas été interpellée un jour par une jeune maman inquiète de l’apparition et de l’évolution d’un hémangiome infantile chez son nourrisson ? Depuis quelques années, un traitement expérimenté dans le service de dermatologie pédiatrique du CHU de Bordeaux, semble s’avérer être une réponse efficace et sans effets secondaires rédhibitoires. [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/hemangiome-du-nourrisson-vaste-etude-randomisee-confirme-linteret-du-propranolol">Hémangiome du nourrisson : une vaste étude randomisée confirme l’intérêt du propranolol</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle <a title="IVG : la clause de conscience réclamée par l’Ordre" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/ivg-clause-conscience-reclamee-lordre">sage-femme,</a> en suivi post-partum, n’a pas été interpellée un jour par une jeune maman inquiète de l’apparition et de l’évolution d’un hémangiome infantile chez son nourrisson ? Depuis quelques années, un traitement expérimenté dans le service de dermatologie pédiatrique du CHU de Bordeaux, semble s’avérer être une réponse efficace et sans effets secondaires rédhibitoires. Mais il manquait une étude randomisée pour en faire la preuve. C’est désormais chose faite.</strong></p>
<p>Entre 3 et 10% des nourrissons présentent un hémangiome infantile. Cette tumeur bénigne apparait entre 4 et 6 semaines, progressent jusqu’à environ l’âge de 5 mois, se stabilisent puis régressent spontanément en général. Sauf dans 12% des cas où des complications peuvent apparaître en raison de la localisation de l’hémangiome (autour de la bouche ou des yeux par exemple), en raison de son étendue ou de risque de séquelles esthétiques non négligeables. Parfois aussi – très rarement &#8211; peut apparaître un syndrome de Kasabach Merritt (association d&rsquo;une tumeur vasculaire, d&rsquo;une thrombopénie majeure et d&rsquo;une coagulopathie de consommation plus ou moins marquée).</p>
<p><strong>Quel traitement ?</strong></p>
<p><em>« Jusqu’à peu la corticothérapie systémique ou l’interféron alfa et la vincristine dans les cas rebelles constituaient la seule réponse thérapeutique dans ces situations, avec une efficacité et une tolérance très variables »</em>, explique le Dr Marie-Line Barbet, dans le Journal International de Médecine du 23 février. Mais depuis 2008, il existe un traitement par propranolol, expérimenté dans le service de dermatologie de Bordeaux où l’équipe médicale a pu constater la régression d’hémangiomes suite au traitement par propranolol, malgré l’absence de formulation pédiatrique. Plusieurs autres <em>« case reports »</em>, et deux essais cliniques ont ensuite confirmé l’efficacité de ce traitement généralement administré à la dose de 2 mg/kg/ jour. Dès 2008, l’équipe du service de dermatologie de Bordeaux a rapporté la régression d’hémangiomes chez des enfants traités par propranolol.</p>
<p><strong>Hémangiome disparus dans 60 % des cas à 6 mois</strong></p>
<p>Si le propranolol est ainsi devenu le traitement de première ligne des hémangiomes compliqués, il manquait une étude randomisée pour faire la preuve de la pertinence thérapeutique. C’est chose faite désormais. Une étude multicentrique randomisée en double aveugle de phase 2/3 a été lancée pour préciser l’efficacité et la sécurité d’emploi de ce traitement chez des enfants de 1 à 5 mois porteurs d’un hémangiome requérant un traitement systémique, à l&rsquo;exception des hémangiomes à haut risque. Ainsi, 460 patients ont été randomisés (différents groupes d&rsquo;âge et de localisation de l&rsquo;hémangiome, facial ou extrafacial) soit dans le groupe placebo soit dans un des quatre groupes de traitement : propranolol 1 mg/kg/j pendant 3 mois ou 6 mois, propranolol 3 mg/kg/j pendant 3 ou 6 mois. Les enfants assignés aux groupes de traitements actifs d’une durée de trois mois ont ensuite reçu le placebo pendant 3 mois. Lors de l’analyse à 24 semaines il a été estimé que le protocole comportant l’administration de propranolol à 3 mg/kg/j pendant 6 mois était le plus efficace. L&rsquo;évaluation précise de l&rsquo;efficacité a donc été menée sur le groupe assigné à recevoir cette posologie et le groupe placebo.</p>
<p>A six mois de traitement, on constatait en effet chez 61 des 101 enfants (60 %) ayant reçu le propranolol à 3 mg/kg/j pendant ces 24 semaines une résolution complète ou quasi complète de l&rsquo;hémangiome alors que ce n&rsquo;était le cas que pour 2 des 55 patients sous placebo (4 % ; p &lt; 0,001). La supériorité du protocole sélectionné demeurait dans les analyses avec ajustement pour l&rsquo;âge et la localisation de l&rsquo;hémangiome. L&rsquo;amélioration de la lésion était visible à 5 semaines pour 88 % des enfants recevant le propranolol à 3 mg/j versus 5 % dans le groupe placebo et a persisté jusqu&rsquo;à la semaine 24 pour 73 % des sujets du groupe actif contre 5 % de ceux du groupe placebo. Au cours du suivi jusqu&rsquo;à 96 semaines, le succès thérapeutique s&rsquo;est maintenu pour 35 des 54 enfants ayant reçu le protocole sélectionné (65 %) et 2 du groupe placebo. Au total 10 % des sujets du groupe actif ont dû être retraités.</p>
<p><strong>Quels effets secondaires ?</strong></p>
<p>Hypotension, bradycardie, bronchospasme… ces effets secondaires du traitement au propranolol ont été rarement constatés et leur incidence, bien que plus élevée, n’a pas été statistiquement significativement différente de celle observée dans le groupe placebo. D’où une levée raisonnable des inquiétudes qui permet d’établir, grâce à cette étude randomisée contre placebo, que le propranolol est bien un traitement efficace des hémangiomes compliqués du <a title="Un nouveau-né porteur de tératomes opéré à Hong-Kong" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/nouveau-porteur-teratomes-opere-hong-kong">nourrisson</a>. <em>« Cette large étude randomisée contre placebo montre donc que le propranolol est un traitement efficace des hémangiomes compliqués du nourrisson avec un profil risque-bénéfice favorable »,</em> conclut le Dr Marie-Line Barbet.</p>
<p><em>Sources : Léauté-Labrèze V et coll. : A randomized controlled trial of oral propranolol in infantile hemangioma. N Engl J Med 2015; 372 : 735-46.</em></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/hemangiome-du-nourrisson-vaste-etude-randomisee-confirme-linteret-du-propranolol">Hémangiome du nourrisson : une vaste étude randomisée confirme l’intérêt du propranolol</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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		<title>Tabagisme maternel : une nouvelle étude confirme l’impact sur le développement du bébé</title>
		<link>https://sages-femmes.neufmois.fr/news/tabagisme-maternel-nouvelle-etude-confirme-limpact-developpement-du-bebe</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 10:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[AlixDaguet]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas nouveau : l’exposition intra-utérine au tabac entraînerait un risque de prématurité, de retard de croissance intra-utérine (RCIU), d’asthme et, plus tard, d’obésité. Mais une nouvelle enquête vient d’apporter un éclairage nouveau sur la taille et la masse corporelle des bébés de fumeuses vs ceux des abstinentes. Cette enquête baptisée « Healthy Start ») s’est déroulée [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/tabagisme-maternel-nouvelle-etude-confirme-limpact-developpement-du-bebe">Tabagisme maternel : une nouvelle étude confirme l’impact sur le développement du bébé</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Ce n’est pas nouveau : l’exposition intra-utérine au tabac entraînerait un risque de prématurité, de retard de croissance intra-utérine (RCIU), d’asthme et, plus tard, d’obésité. Mais une nouvelle enquête vient d’apporter un éclairage nouveau sur la taille et la masse corporelle des bébés de fumeuses vs ceux des abstinentes. </b><br />
Cette enquête baptisée « Healthy Start ») s’est déroulée au Colorado, auprès de 916 <a title="L’Assurance Maternité bientôt condamnée ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/lassurance-maternite-bientot-condamnee">femmes enceintes</a> de moins de 24 semaines,  de plus de 16 ans, sans antécédent de mort-né, et sans grossesse gémellaire ou multiple. Ont été considérées dans l’étude uniquement les grossesses menées au moins à 32 SA. L’enquête s’est déroulée en trois temps : une visite précoce vers 17 SA, à mi-parcours vers 27 SA et tardive (J1 après la naissance). La consommation quotidienne de cigarettes a fait l’objet d’une segmentation : les futures mamans fumant moins de 1 cigarette/j., de 1 à 4 cigarettes/j., de 15 à 14, de 15 à 24 et plus de 25. Ce qui a permis de calculer le niveau de consommation entre deux visites. Une fois le bébé né, sa masse maigre et sa masse grasse ont été évaluées à l’aide d’une technique densitométrique, basée sur la pléthysmographie pneumatique, afin de les confronter au niveau de consommation tabagique. En tenant compte évidemment des paramètres concomitants de variation (âge de la mère, poids avant grossesse, taille, niveau d’éducation et de revenus, ethnie, prise de poids gravidique et activité physique. Sur les 916 femmes participant à l’enquête, 100 fumaient pendant la grossesse dont 46 pendant toute sa durée, 30 en début et à 27 SA, les 24 autres à des périodes diverses. En moyenne, les futures mères fumeuses étaient plus jeunes, d’un niveau d’éducation et de revenus plus bas que les non-fumeuses. Elles avaient aussi eu plus de grossesses que celles qui ne fumaient pas.</p>
<p><strong>Que dit l’étude ?</strong></p>
<p>On ne compte pas vraiment plus de RCIU chez les fumeuses mais la taille et la masse corporelle totale étaient moindres chez leurs enfants que chez ceux des abstinentes : 2924g contre 3141g, avec une masse grasse de 261g vs 295g et une masse maigre de 2663g vs 2845g. Autrement dit les mères qui avaient fumé pendant la grossesse avait des bébés avec MG et MM moindres que ceux des femmes qui avaient cessé de fumer avant la <a title="L’Assurance Maternité bientôt condamnée ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/lassurance-maternite-bientot-condamnee">fin de la grossesse</a>. En effet, le nombre de paquets tabac influe précisément sur la masse corporelle : -2,8 g (intervalle de confiance à 95 % [IC] -3,9-1,8 P &lt; 0,001), de la MG : -0,7 g (IC -1,1-0,3 P &lt; 0,001), de la MM : -2,1 (IC -2,9 -1,3 P &lt; 0,001). L’étude confirme donc que l’exposition au tabac pendant la grossesse peut conduire à une restriction de la croissance mais que l’arrêt du tabac avant le terme de la grossesse peut réduire l’impact du tabagisme sur la morphologie du<a title="Exposition prénatale au bisphénol A : fonctions respiratoires diminuées chez l’enfant" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/exposition-prenatale-au-bisphenol-fonctions-respiratoires-diminuees-chez-lenfant"> bébé</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Sources Journal International de Médecine / Harrod CS et coll. : Quantity and timing of maternal prenatal smoking on neonatal body composition: The Healthy Start Study. J Pediatr., 2014;165:707-12.</em></p>
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