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	<title>Neuf Mois Pour Les Sages Femmes &#187; Social</title>
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		<title>Ukraine, les sages-femmes se mobilisent</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 08:58:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rédac Neuf Mois]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Alors qu’en un mois, dans les onze maternités de Kiev, plus de 500 bébés sont nés dans les sous-sols de la capitale dans des conditions précaires, les sages-femmes prennent la parole pour les femmes et les enfants, premières victimes. Accouchement sous les bombes Dès les premiers jours de conflit la population ukrainienne a fui massivement [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu’en un mois, dans les onze maternités de Kiev, plus de 500 bébés sont nés dans les sous-sols de la capitale dans des conditions précaires, les sages-femmes prennent la parole pour les femmes et les enfants, premières victimes. </p>
<p><strong>Accouchement sous les bombes</strong></p>
<p>Dès les premiers jours de conflit la population ukrainienne a fui massivement vers les pays frontaliers qui lui ont ouvert leurs portes. Certains d’entre eux cependant ont dû rester. C’est le cas des femmes enceintes arrivant au terme de leur grossesse et craignant de devoir accoucher sur les routes. Face à l’avancée des armées, tenant ferme auprès d’elles, les sages-femmes, qui sont restées aux côtés de leur patientes, envers et contre tout. </p>
<p><strong>L’EMA lance un message de paix</strong></p>
<p>“La situation des enfants et des familles en Ukraine est de plus en plus critique” affirmait le représentant ukrainien de l’UNICEF quelques jours après le début de l’offensive russe. Un message que l’Association Européenne des Sages-Femmes (European Midwives Association, EMA) a appuyé dans un communiqué 48h plus tard, tout en réaffirmant l’engagement des sages-femmes auprès des femmes et des enfants.  </p>
<p>“Les femmes et les enfants sont souvent les premières victimes des conflits armés. Des mères ukrainiennes accouchent désormais dans des abris et des stations de métro pendant les raids aériens.” </p>
<p>Depuis le début des conflits armés en effet, la situation sanitaire en Ukraine se dégrade de jour en jour. Une campagne d’intervention d’urgence visant à mettre un terme à une épidémie de polio a même dû être interrompue faute de moyens. Coupée des services essentiels, la population restée sur place s’est réfugiée dans les sous-bassement des villes. </p>
<p><strong>L’EMA poursuit en évoquant sa reconnaissance à l’égard des soignants restés sur place pour protéger et soigner.</strong></p>
<p>“ Nous savons que les professionnels de santé, les sages-femmes, protégeront et soigneront, comme ils/elles l’ont toujours fait, les femmes et les familles qui fuient la guerre. L’Association européenne des sages-femmes fera tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir nos collègues en ces temps difficiles et faire entendre la voix des sages-femmes impliquées dans cette tourmente. ”</p>
<p>Au sein des sous-sols ukrainiens, équipés dans l’urgence de tout le matériel médical extrait des maternités, les accouchements continuent d’avoir lieu, avec parfois six ou sept femmes couchées sur des lits de fortune dans les abris. A cause des rues barrées, le nombre de personnels soignants qui parviennent à accéder aux caves est restreint. C’est donc un véritable marathon pour ceux qui demeurent aux côtés des patientes surtout à cause du manque de matériel médical. Un problème que l’UNICEF tente de pallier en envoyant des cargaisons de matériel médical à la demande des communautés internationales au sein desquelles, l’EMA. </p>
<p><strong>En France, les sages-femmes portent assistance aux réfugiés</strong></p>
<p>Au cœur de l’Hôtel Dieu, l’APHP en association avec la Ville de Paris ont mis en place, en prévision de l’arrivée de réfugié.e.s en provenance d’Ukraine, des consultations pour les femmes enceintes (gynécologie et échographie) toute la journée en semaine. </p>
<p>Pour venir en aide aux victimes vous pouvez faire un don au profit des populations déplacées de force en cliquant juste <a href="https://donner.unhcr.org/urgence-ukraine/~mon-don?ns_ira_cr_arg=IyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyPvBgVl76bdEP2m0C%2BvhECVqHpgfT60XRmNMAorzGEx8kfoeUTHbol8dY8">ici</a>.<br />
Si vous êtes une ressortissante ukrainienne enceinte, prenez rendez-vous avec une sage-femme ou un gynécologue <a href="https://www.paris.fr/pages/paris-se-mobilise-pour-l-ukraine-20504">ici</a>.</p>
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		<title>Réforme des études de santé : la réponse de l’ordre des Sages-Femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[09201381961]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>L’annonce est tombée le 18 Septembre : dans le cadre de la réforme des systèmes de santé, le numérus clausus qui conditionnait l’entrée des étudiants dans les études médicales va être supprimé. A la place, le gouvernement entend mettre en place des nouvelles procédures sélectives. L’ordre des Sages Femmes nous donne son avis sur cette [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>L’annonce est tombée le 18 Septembre : dans le cadre de <a title="Formation au métier de sage-femme : quelles sont les nouvelles évolutions ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/evolution-etudes-sage-femme-formations-diplomantes" target="_blank">la réforme des systèmes de santé</a>, le numérus clausus qui conditionnait l’entrée des étudiants dans les études médicales va être supprimé. A la place, le gouvernement entend mettre en place des nouvelles procédures sélectives. <a href="http://www.ordre-sages-femmes.fr/" target="_blank">L’ordre des Sages Femmes</a> nous donne son avis sur cette réforme et explique ses attentes vis-à-vis de la refonte des études médicales.</p>
<p><strong>Jugez-vous qu’il était nécessaire de réformer les études médicales et la sélection des étudiants ? Si oui en quoi le système actuel n’était pas satisfaisant ?</strong></p>
<p>Le système de sélection actuel, c’est-à-dire la PACES, n’est pas satisfaisant puisque les étudiants ne sont pas jugés sur leur capacité à être potentiellement de bons soignants &#8211; tant dans leur approche scientifique qu’humaine &#8211; mais sur leur capacité à restituer une somme phénoménale de connaissances acquises au cours de cette année. Cette première année très éprouvante pour les étudiants exclut par ailleurs nombre d’étudiants qui n’ont pas suivi des études scientifiques dans le secondaire, ce qui est dommage.</p>
<p><strong>Pensez-vous que l’arrêt du numerus clausus soit une bonne chose ?</strong></p>
<p>Actuellement, nous ne savons pas quel système va se substituer au numerus clausus. En effet, sa suppression annoncée ne signifie pas une dérégulation quantitative de l’offre de formation. Les modalités de sélection vont persister et nous ne pourrons juger de leur pertinence que lorsque nous en saurons plus.</p>
<p><strong>Qu’attendez-vous de la réforme des études de santé pour les sages-femmes ?</strong></p>
<p>Nous espérons que cette réforme annoncée sera enfin l’occasion pour <a title="La formation en nutrition pour les sages-femmes" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/formation-en-nutrition-les-sages-femmes" target="_blank">la formation des sages-femmes</a> d’intégrer pleinement l’université. Actuellement, la formation initiale des sages-femmes se déroule principalement (une seule école est une composante universitaire autonome), la recherche pourtant fondamentale pour la science des sages-femmes &#8211; la maïeutique &#8211; est extrêmement complexe à développer, le statut des enseignants est très imparfait. Aussi, à l’heure où l’interdisciplinarité est louée, nous espérons que cette réforme sera une occasion pour les Ministères de l’enseignement supérieur et de la santé d’entendre les attentes des sages-femmes.</p>
<p><strong>Savez-vous si vous allez vous être consulté par le gouvernement sur la réforme des études médicales ?</strong></p>
<p>Nous n’avons pas encore été sollicités par le Gouvernement sur cette question mais il nous semble en effet indispensable d’être associés aux évolutions des études médicales.</p>
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		<title>Accident obstétrical : quelles conséquences psychosociales pour l’équipe médicale ?</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2016 10:47:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Un accouchement qui tourne mal pour la mère ou pour l’enfant, voire pour les deux, ça arrive. Pas fréquemment mais tout de même. Si les victimes et leurs familles sont évidemment en première ligne des dommages subis, ressentis, qu’en est-il des professionnels de santé impliqués ? Au moins une fois dans une carrière Une équipe [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un <a title="Quelles techniques pour diminuer les lésions périnéales à l’accouchement ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/quelles-techniques-diminuer-les-lesions-perineales-laccouchement">accouchement</a> qui tourne mal pour la mère ou pour l’enfant, voire pour les deux, ça arrive. Pas fréquemment mais tout de même. Si les victimes et leurs familles sont évidemment en première ligne des dommages subis, ressentis, qu’en est-il des professionnels de santé impliqués ?</p>
<h2>Au moins une fois dans une carrière</h2>
<p>Une équipe danoise s’est penchée sur cette question en envoyant à la moitié du contingent d’obstétriciens et de sages-femmes du pays un questionnaire, suivi d’entretiens. 1 237 professionnels de santé ont ainsi été interviewés sur la naissance traumatique. Si celle-ci reste rare aujourd’hui, elle n’en est pas moins une réalité de la profession : 93 % de ces obstétriciens et 82 % des sages-femmes y avaient été confrontés au moins une fois durant leur carrière et en moyenne respectivement 3 et 2 fois au cours de celle-ci.</p>
<h2>Quelles conséquences pour les soignants ?</h2>
<p>L’armure professionnelle que tout soignant acquière ne protège pas de toutes les émotions. Ainsi, avoir été témoin d’un accident obstétrical a pu engendré des troubles du sommeil, en particulier après 40 ans. 25% des professionnels de santé concernés par un accident obstétrical ont décidé, ensuite, de quitter leurs fonctions en salle de naissance et de ré-orienter leur carrière.</p>
<p>L’étude ne dit pas que l’accident a été le déclencheur mais en tout cas le facteur déterminant pour passer à l’acte et évoluer dans sa carrière à distance du monde de la naissance, en raison de responsabilités estimées trop lourdes. Ce sont essentiellement des sages-femmes qui témoignent de ces troubles (sommeil, décision de ré-orientation professionnelle) qui perdurent même après avoir pris cette décision. Troubles qui, par ailleurs, sont plus criants chez ces professionnels que chez ceux qui travaillent encore en salle de naissance.</p>
<p>Les femmes sont également plus impactées par un accident obstétrical que les hommes. Et les <a title="La Ministre de la Santé soutient les arrêts de travail par les sages-femmes après IVG" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/ministre-sante-soutient-les-arrets-travail-les-sages-femmes-apres-ivg">sages-femmes</a> davantage que les obstétriciens.</p>
<p><em>« L’ensemble des répondants déclare avoir éprouvé davantage de difficultés immédiatement après l’évènement par rapport à la période de l’enquête, c’est-à-dire à distance, et là encore les sages-femmes ont eu plus de risque de burn-out, de troubles du sommeil et de symptômes dépressifs juste après l’accident par rapport aux obstétriciens</em>, analyse le Journal International de Médecine du 21 octobre, <em>sans doute sont-elles plus vulnérables parce qu’elles passent plus de temps auprès des patientes. »</em></p>
<p>L’étude souligne en conclusion la nécessité d’une meilleure prise en charge des professionnels après un accident obstétrical.</p>
<p><em>Sources JIM/Schroder K. et coll. : Psychosocial health and well-being among obstetricians and midwives involved in traumatic childbirth. Midwifery 2016 ; 41 :e45-53.</em></p>
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		<title>Faut-il être riche pour planifier sa grossesse ?</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2015 11:23:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La baisse de la natalité constatée en France est-elle un dommage collatéral imputable à la crise économique ? Cette planification influe-t-elle sur le déroulé de la grossesse ? Toutes les femmes en ont-t-elles aujourd’hui les moyens ? Une étude suédoise répond à ces questions. Réponses sans trop de surprises… Les chiffres de la natalité publiés récemment montrent [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La baisse de la natalité constatée en France est-elle un dommage collatéral imputable à la crise économique ? Cette planification influe-t-elle sur le déroulé de la grossesse ? Toutes les femmes en ont-t-elles aujourd’hui les moyens ? Une étude suédoise répond à ces questions. Réponses sans trop de surprises…</strong></p>
<p>Les chiffres de la natalité publiés récemment montrent une baisse de 2% de la natalité en France, un constat à la baisse qui concerne d’autres pays européens.</p>
<p>La crise économique n’y est certainement pas pour rien et, en France, certains acteurs de l’équipement des familles soulignent la coïncidence troublante entre le paiement de la prime de naissance repoussée deux mois après la naissance, soit bien après les dépenses nécessaires, et la baisse de la natalité. Ce serait sans nul doute aller un peu vite en besogne que de limiter à cet effet d’aubaine loupé la baisse de la<a title="La Scandinavie championne du bien-être maternel : quelle prise en charge pour de tels résultats ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/scandinavie-championne-du-bien-etre-maternel-quelle-prise-en-charge-tels-resultats"> natalité</a> qui touche plusieurs pays européens où la prime de naissance n’existe pas ou n’a pas subi de changements notables depuis quelques années.</p>
<p>Des chercheurs suédois ont voulu comprendre ce qui peut pousser des familles à planifier ou non une naissance.</p>
<p><strong>La crise économique est-elle le bouc émissaire idéal pour expliquer la baisse de la natalité ?</strong></p>
<p>Sans nier la part d’hésitation que peuvent provoquer les chiffres du chômage, le coût de la vie aujourd’hui et diverses inquiétudes sociétales à court ou moyen terme, il existe aussi des facteurs bien installés désormais : le niveau d’éducation des femmes en hausse, leur plus grande place dans le marché du travail laissant moins de disponibilité pour une <a title="Grossesses gémellaires à col court : le cerclage remis en question !" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/grossesses-gemellaires-col-court-cerclage-remis-en-question">grossesse</a>, l’accès facile à la <a title="Echec de contraception : GEU possible ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/echec-contraception-geu-possible">contraception</a> etc.</p>
<p>Ces facteurs prennent aussi leur part dans le recul de la natalité. Aujourd’hui, la majorité des grossesses sont planifiées et c’est une bonne chose car la planification permet un meilleur suivi des grossesses et un contexte familial plus serein, même si les grossesse inattendues ne sont pas toujours des grossesses non désirées, d’autant que la liberté de choisir de garder ou non l’enfant, permet le plus souvent d’éviter une grossesse non désirée.</p>
<p>Néanmoins, une équipe suédoise a cherché à savoir quelle était la proportion de grossesses planifiées sur l’ensemble des grossesses et quelles en étaient les caractéristiques. L’étude a porté sur 136 couples recrutés dans 18 centres prénatals, qui ont été soumis à un questionnaire écrit.</p>
<p><strong>Ce que dit l’étude</strong></p>
<p>La majorité des grossesses avaient été planifiées, de manière stricte ou plus souple, mais planifiées quand même, au sein d’un couple estimant avoir, pour la quasi majorité, une relation satisfaisante.</p>
<p>Pour les quelques couples qui émettent quelques doutes sur la qualité de leur relation, la proportion de grossesses planifiées n’est pas encore connue avec certitude : il faudra pour cela attendre la fin de l’étude (encore en cours). La quasi-totalité des personnes sondées a affirmé avoir pris cette décision de grossesse en accord avec leur conjoint, qu’il s’agisse d’un <a title="Lien mère-enfant : un questionnaire pour l’évaluer en post-partum" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/lien-mere-enfant-questionnaire-levaluer-en-post-partum">premier enfant </a>ou d’un nouvel enfant et les trois-quarts d’entre eux souhaitaient la grossesse « ce qui semble supérieur aux données de la littérature internationale », comme le rappelle le Journal International de Médecine.</p>
<p>La seule discordance significative dans les déclarations des couples est que les femmes sont moins satisfaites des capacités de leur partenaire à répondre à leur besoins que ne le sont les hommes. Curieusement, l’âge, le niveau d’éducation, le pays de naissance, la religion n’ont pas été des facteurs déterminants. Sur le groupe de personnes questionnées, cinq femmes et trois hommes ont envisagé une <a title="IVG médicamenteuse par les sages-femmes : une bonne chose pour la profession ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/ivg-medicamenteuse-les-sages-femmes-bonne-chose-profession">interruption de la grossesse</a>.</p>
<p>Ce résultat quelque peu idyllique tient peut-être aux caractéristiques du public composant la cohorte, dont les standards sont supérieurs à l’ensemble de la population suédoise : peu d’immigrés, peu de chômeurs et surtout beaucoup de diplômés du supérieur…</p>
<p><em>Sources JIM/M. Gélébart/Bodin M et coll. : Coherence of pregnancy planning within couples expecting a child. Midwifery 2015.</em></p>
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		<title>IVG : la clause de conscience réclamée par l’Ordre</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2015 16:39:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Haro sur l’exigence de la Délégation aux droits des femmes de supprimer la clause de conscience pour l’IVG : les sages-femmes ne sont pas en reste pour dire leur attachement à ce principe. L’IVG a beau avoir 40 ans en France, elle est toujours au cœur de tensions.Alors que la Délégation aux Droits des Femmes a [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr/news/ivg-clause-conscience-reclamee-lordre">IVG : la clause de conscience réclamée par l’Ordre</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://sages-femmes.neufmois.fr">Neuf Mois Pour Les Sages Femmes</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Haro sur l’exigence de la Délégation aux droits des femmes de supprimer la clause de conscience pour l’IVG : les sages-femmes ne sont pas en reste pour dire leur attachement à ce principe.</strong></p>
<p>L’IVG a beau avoir 40 ans en France, elle est toujours au cœur de tensions.Alors que la Délégation aux Droits des Femmes a présenté à l’Assemblée nationale des recommandations en matière d’accès à l’<a title="L’IVG médicamenteuse accordée aux sages-femmes : un marché de dupes ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/livg-medicamenteuse-accordee-aux-sages-femmes-marche-dupes">interruption volontaire de grossesse</a>, les mesures qui en découleraient provoquent des réactions dans l’ensemble des professions de santé concernées, notamment en ce qui concerne la clause de conscience, intégrée à la loi depuis l’origine, en 1975.</p>
<p>La Délégation aux Droits des Femmes est certes dans son rôle quand elle estime que cette clause de conscience est un frein de fait au droit à l’IVG. Plus exactement, selon un communiqué signé par deux députées, Catherine Quéré et Catherine Coutelle, cette clause de conscience<em> « concourt à faire de l’IVG un acte médical à part et contribue à limiter l’accès à un droit fondamental qui ne doit connaître aucune entrave pour devenir totalement effectif ».</em>Or tout acte médical est encadré par la clause de conscience à laquelle peut se référer tout professionnel de santé, selon le Code de la Santé Publique (art. R4127-47).</p>
<p><strong>Et qu’en pensent les sages-femmes ?</strong></p>
<p>Nouveauté du projet de loi relatif à la Santé qui doit être prochainement débattu, les sages-femmes pourraient donc pratiquer l’IVG médicamenteuse. Un moyen de faciliter l’accès à l’IVG pour de nombreuses femmes qui connaissent des difficultés à y accéder. Et une occasion pour les sages-femmes d’exercer leurs compétences en matière de suivi mais aussi de prévention auprès de ce public.</p>
<p>Dès 2013, lorsque l’Ordre national avait été interrogé sur la pertinence de cette nouvelle<a title="La Loi Santé, pas l’affaire des paramédicaux ni des sages-femmes ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/loi-sante-pas-laffaire-paramedicaux-sages-femmes"> compétence pour les sages-femmes</a>, le Conseil national de l’Ordre des Sages-Femmes s’était déclaré favorable dans une quasi-unanimité (85%) à la possibilité pour les sages-femmes de prescrire l’IVG médicamenteuse. En revanche, en ce qui concerne la question de la suppression de la clause de conscience relative à l’IVG, recommandation présentée le 18 février dernier par la Délégation aux Droits des femmes de l’Assemblée Nationale, on est très loin du consensus !</p>
<p>Le Conseil national de l’Ordre des Sages-Femmes estime que le maintien de cette clause de conscience est indispensable, pour les sages-femmes comme pour tous les professionnels de santé amenés à exercer leurs compétences lors d’une interruption volontaire de grossesse. En effet, comment entourer efficacement, humainement et médicalement une femme qui décide d’une IVG alors qu’on intervient à contre-cœur ?</p>
<p><strong>Et si le salut venait de l’IVG instrumentale ?</strong></p>
<p>Ceci étant, l’Ordre national des Sages-Femmes n’a pas manqué de relever une contradiction flagrante entre les polémiques autour des compétences médicales des sages-femmes qui ont fleuri tout au long de l’année écoulée et la préconisation de la Délégation aux Droits des Femmes d’affecter également l’IVG instrumentale aux sages-femmes ! <em>« Comment peut-on envisager de permettre aux sages-femmes de pratiquer l’IVG instrumentale, un acte chirurgical, alors que la possibilité de prescrire des vaccinations et des substituts nicotiniques par ces mêmes professionnelles à l’entourage de la<a title="Des femmes enceintes en réanimation" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/femmes-enceintes-en-reanimation"> femme enceinte </a>et du nouveau-né fait débat ? »</em>, s’étonne Marie-José Keller, présidente du Conseil national de l’Ordre des Sages-Femmes.</p>
<p>Certes, la préconisation en question n’émane pas des mêmes instances qui ont voulu limiter les compétences médicales des sages-femmes au cours de l’année dernière. Néanmoins, du côté des sages-femmes de terrain, l’ambiance est un peu dubitative : foin du triomphalisme quant à l’avancée de la reconnaissance de leurs compétences, la plupart note qu’il s’agit là de l’IVG, un acte que peu de professionnels auraient à cœur d’investir comme en témoigne la difficulté des femmes concernées à trouver réponse à leur demande d’IVG. Et là, miracle, les sages-femmes arriveraient sur le devant de la scène comme les grandes professionnelles médicales que tous attendaient ? Pas dupes, les sages-femmes.</p>
<p>Reste que si la compétence des sages-femmes pour l’IVG instrumentale devait être actée lors du vote de la Loi de Santé dans les mois à venir, il sera alors bien compliqué pour les détracteurs des compétences médicales des sages-femmes de trouver des arguments pour reléguer de fait cette profession médical au rang de paramédicale.</p>
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		<title>La Loi Santé, pas l’affaire des paramédicaux ni des sages-femmes ?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 08:36:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>La Loi Santé fait débat, ce n’est pas un scoop. Pour l’instant, il semblerait que les seuls partenaires admis à la table des négociations soient les syndicats de médecins. Or la santé se limite-t-elle à l’expertise des seuls docteurs en médecine et aux hospitaliers ? La réponse tient en un communiqué intersyndical courroucé. Il y a [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Loi Santé fait débat, ce n’est pas un scoop. Pour l’instant, il semblerait que les seuls partenaires admis à la table des négociations soient les syndicats de médecins. Or la santé se limite-t-elle à l’expertise des seuls docteurs en médecine et aux hospitaliers ? La réponse tient en un communiqué intersyndical courroucé.</strong></p>
<p>Il y a de l’eau dans le gaz, chez les infirmiers, les dentistes, les pharmaciens, les kinésithérapeutes, les orthoptistes, les audioprothésistes (liste non exhaustive…) et, bien sûr, <a title="L’ouverture des plateaux techniques : une alternative prometteuse pour les sages-femmes libérales" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/accoucher-plateau-technique-alternative-prometteuse-les-sages-femmes-liberales">les sages-femmes</a>, pourtant considérées comme profession médicale. Toutes ces professions, quel que soit leur statut, médical ou paramédical, sont outrées de ne pas être associées au débat alors même <em>« qu’elles représentent aujourd’hui la large majorité de ceux qui prennent en charge les patients »</em>, selon le communiqué commun à tous les syndicats représentatifs de ces professions de santé. Et d’enfoncer le clou en affirmant qu’on ne peut pas limiter la santé au seul exercice de la profession de médecin ni le seul lieu d’exercice des professions de santé à l’hôpital.</p>
<p><strong>La Stratégie Nationale de Santé mise à mal ?</strong></p>
<p>Pire encore, ces syndicats voient dans cette mise à l’écart un véritable « mépris » de la part de la <a title="Les sages-femmes déboutées par le Défenseur des Droits" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/les-sages-femmes-deboutees-defenseur-droits">Ministre de la Santé</a>, « en incohérence totale avec les annonces faites dans le cadre du grand projet de la Stratégie Nationale de Santé qui portait en étendard le principe de démocratie sanitaire et de concertation avec l&rsquo;ensemble des acteurs ». Et les syndicats susnommés ne sont pas prêts de décolérer : en effet, le 27 janvier, ils n’ont pas davantage été conviés à partager les petits fours lors de la traditionnelle cérémonie des vœux au Ministère de la Santé. Les syndicats de médecins, eux, étaient évidemment de la party… Certes, ce n’est pas autour du buffet qu’ont été arrêtées les grandes lignes de la Loi de Santé 2015, mais l’absence des représentants des professions de santé non médecins semble témoigner en effet d’un certain manque de considération de la légitimité de l’expertise de ces professions. Les semaines à venir diront si la balle lancée dans le camp de la Ministre a été reprise au vol ou pas… Quoi qu’il en soit, les professions concernées ont bien l’intention de « tacler » le ministère si leurs revendications ne sont pas entendues.</p>
<p><em>*Les syndicats signataires : Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes Rééducateurs, Fédération Nationale des Infirmiers, Fédération nationale des Orthophonistes, Fédération Nationale des Podologues, Organisation Nationale des Syndicats d&rsquo;infirmiers Libéraux, Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes, Syndicat National Autonome des Orthoptistes, Syndicat national des Audioprothésistes, Union Nationale du Syndicat National des Masseurs Kinésithérapeutes Libéraux.</em></p>
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		<title>Le test d’alcoolémie bientôt dans la tenue de bloc ?</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2015 10:39:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Suite au faits divers qui a précipité la fermeture de la maternité d’Orthez, le 23 octobre dernier, voilà l’alcoolémie en salle d’opération qui refait débat. Un député lance une proposition de loi, plutôt sujette à caution notamment parce que le texte limite le risque de l’alcoolémie à la salle d’opération. Le syndicat de chirurgiens LE [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suite au faits divers qui a précipité la fermeture de la maternité d’Orthez, le 23 octobre dernier, voilà l’alcoolémie en salle d’opération qui refait débat. Un député lance une proposition de loi, plutôt sujette à caution notamment parce que le texte limite le risque de l’alcoolémie à la salle d’opération. Le syndicat de chirurgiens LE BLOC a donc fait bloc…</strong></p>
<p>Le député UMP de l’Oise Lucien Degauchy a déposé le 21 janvier dernier une proposition de loi visant à<em> « soumettre à un test d’alcoolémie avant toute intervention chirurgicale les chirurgiens, les anesthésistes et les infirmiers »</em>. On note qu’une fois de plus les sages-femmes ont été oubliées dans la liste, sans doute parce que la salle de naissance n’est pas considérée comme un espace chirurgical où des soucis peuvent être provoqués par une alcoolémie. Ce que révèle d’ailleurs l’article 2 de cette proposition de loi : <em>« Il est interdit à tout membre d’une équipe médicale dont le test s’est révélé positif de participer à une intervention chirurgicale ». La mesure serait financée par « la création d’une taxe additionnelle »</em>, suggère Lucien Degauchy (payée par qui, on n’a pas bien compris&#8230;) Dans l’exposé des motifs, Lucien Degauchy rappelle évidemment la récente <em>« erreur médicale due à l’ébriété d’une anesthésiste</em> » qui <em>« a causé la mort d’une patiente venue accoucher par <a title="RPM avant terme : accoucher vite ou attendre ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/rpm-terme-accoucher-vite-attendre">césarienne</a> »</em>.</p>
<p><strong>Le tollé d’une organisation syndicale</strong></p>
<p>Dans un communiqué, le syndicat LE BLOC a décerné « la palme de la bêtise au député ». Pourquoi ? <em>« Mauvaise réponse à un vrai drame »</em>, rétorquent les chirurgiens qui estiment que l’alcool au bloc opératoire <em>« ne relève pas d’un problème de santé publique »</em> comme c’est le cas en revanche de l’alcool au volant. Autrement dit faut-il légiférer pour quelques cas isolés ? Et dans ce cas, l’alcool est-il moins grave en salle de soins qu’en salle d’opération ? Une question à laquelle le député UMP a semblé répondre par défaut par l’affirmative.</p>
<p><strong>Et dans les faits ?</strong></p>
<p>Le dépistage ponctuel des<a title="L’ouverture des plateaux techniques : une alternative prometteuse pour les sages-femmes libérales" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/profession-sage-femme/accoucher-plateau-technique-alternative-prometteuse-les-sages-femmes-liberales"> praticiens de santé </a>avait déjà fait l’objet d’une proposition par le Conseil consultatif national d’éthique en 2011, non retenue finalement par le législateur. Ce qui est rassurant, finalement, c’est que le sondage lancé par le Journal International de Médecine en juin 2011 à la suite de la proposition du CCNE a établi que 71% des professionnels de santé ne seraient pas opposés à un dépistage d’une addiction à l’alcool et aux stupéfiants. On peut en déduire que, sûrs de leur tempérance, ils estiment ce dépistage sans conséquence pour leur profession et plutôt facteur de bonne réputation. Ça, c’est l’interprétation optimiste. Ou alors, on peut interpréter ce score de manière plus pessimiste : ils estimeraient que la situation impose de mieux contrôler les risques d’addiction chez les professionnels de santé. Alors, quelle version l’emporte ?</p>
<p>Selon un sondage complémentaire, il semblerait que ce soit plutôt la seconde : en effet, 64% des abonnés au Journal International de Médecine estiment avoir dans leur entourage un professionnel de santé dont la consommation d’alcool (entre autre) nuirait à la bonne pratique de sa mission médicale. Un point donc pour le député Lucien Degauchy dont la proposition de loi n’est peut-être pas si absurde, mais peut-être tout simplement trop ancrée sur les risques au bloc, alors que ça débloque parfois dans tous les services et même en libéral quand l’alcool (et toute autre <a title="Tabagisme maternel : une nouvelle étude confirme l’impact sur le développement du bébé" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/tabagisme-maternel-nouvelle-etude-confirme-limpact-developpement-du-bebe">addiction </a>d’ailleurs) vient perturber la capacité à exercer une fonction de soin, quelle qu’elle soit et met en danger la santé voire la vie du patient.</p>
<p>Mais faut-il légiférer pour autant ou simplement encourager une meilleure régulation confraternelle (avec prise en charge pluridisciplinaire du confrère en souffrance le cas échéant) au sein des cabinets et des établissements de santé ?</p>
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		<title>Statut des sages-femmes hospitalières : un cadeau de Noël empoisonné ?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Dec 2014 16:04:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Paru au Journal Officiel le 23 décembre, le décret portant sur le nouveau statut des sages-femmes hospitalières casse dans l’œuf tous les espoirs portés par une année de grève. Statut médical, revalorisations salariales, évolution de carrière, tous les feux sont au rouge. Neuf Mois pour les sages-femmes a décrypté le décret avec Lucie Prum, du [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Paru au Journal Officiel le 23 décembre, le décret portant sur le nouveau statut des sages-femmes hospitalières casse dans l’œuf tous les espoirs portés par une année de grève. Statut médical, revalorisations salariales, évolution de carrière, tous les feux sont au rouge. Neuf Mois pour les sages-femmes a décrypté le décret avec Lucie Prum, du syndicat national des sages-femmes FA/FPH.</strong></p>
<p>Voilà un cadeau de Noël dont<a title="Enfin le master pour les sages-femmes !" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/enfin-master-les-sages-femmes"> les sages-femmes </a>hospitalières se seraient bien passées ! Le décret paru le 23 décembre, providentiellement à la veille de la trêve des confiseurs, recadre, il n’y a pas d’autres mots, les revendications des sages-femmes hospitalières. <em>« Du pipeau », « une arnaque », « un recul »</em>… les épithètes sont loin d’être enthousiastes sur les forums professionnels. Pour Lucie Prum, c’est la consternation :<em> « On s’attendait à un vrai statut dans la fonction publique et là, c’est un vrai recul »</em>.</p>
<p><strong>Les fausses avancées</strong></p>
<p>Certes, le décret annonce une catégorie A pour les sages-femmes hospitalières… sauf que ça fait des décennies qu’elles l’ont obtenu. La profession voulait un statut médical et une autonomie pour tout ce qui relève de son champ de compétences ? C’est râpé ! Le statut médical, le Ministère le lui concède (sauf que ça n’en n’est pas un, le titre accordé est « sage-femmes des hôpitaux », soit le même titre 4 que les professions paramédicales dans le code de la fonction publique hospitalière), mais pour l’autonomie, on repassera.</p>
<p>Les sages-femmes cadres disparaissent (et par-là même l’école des cadres), au profit de sages-femmes coordinatrices placées, elles, sous l’autorité du chef de pôle, autrement dit d’un gynécologue-obstétricien, alors que les sages-femmes non cadres sont désormais placées sous la responsabilité hiérarchique de la direction de l’hôpital en charge du personnel médical. Dans la foulée, les sages-femmes cadres perdent aussi la responsabilité hiérarchique du personnel paramédical travaillant en maternité, telles les auxiliaires de puériculture a priori qui seront placées sous l’autorité d’un cadre de santé. Au temps pour l’efficacité du service !</p>
<p><strong>Une revalorisation salariale décevante</strong></p>
<p>C’était l’un des points-clé des revendications des sages-femmes en grève. A juste titre, estime Lucie Prum <em>« Nous sommes la seule profession à l’hôpital dont les salaires n’ont pas été revalorisés depuis 2001. A première vue, nous avons obtenu un petit plus mais cela reste très décevant en termes d’évolution de carrière. »</em> En effet, a priori il y aurait un léger mieux, de l’ordre de 45€ à 250€ par mois selon l’échelon et le grade. Sauf qu’à l’échelle de dix ans – les sages-femmes ont vite fait le calcul -, elles gagneront moins qu’avec le système précédent, en raison d’une évolution de carrière bloquée par le grade. <em>« On attendait une évolution de carrière linéaire avec des échelons sans grades comme pour les autres professions médicales, </em>explique Lucie Prum<em>, or là, toutes les sages-femmes sont reclassées en grade 1 avec leur ancienneté, sauf les cadres qui sont reclassées en grade 2. Avant, avec l’ancienneté, on passait systématiquement de la classe normale à la classe supérieure. Maintenant, c’est fini. »</em> Qui pourra donc intégrer le grade 2 ? C’est justement là où le bât blesse et où les négociations doivent reprendre le 9 janvier au ministère. La seule chose qui est claire actuellement, c’est que le grade 2 sera encadré par un ratio qui n’existait pas avant. En conséquence, ce grade 2 ne sera pas accessible à toutes. Et c’est pour cela qu’à l’échelle de dix ans, la nouvelle grille salariale s’avère moins rémunératrice que l’ancienne pour les sages-femmes qui resteront en grade 1, sans possibilité d’intégrer le grade 2.</p>
<p>Mais les dés ne sont pas encore joués : la négociation reprend le 9 janvier et les sages-femmes hospitalières entendent bien obtenir des réponses satisfaisantes sur l’accès au grade 2 voire parvenir à faire sauter le fameux ratio.</p>
<p><strong>Vers un statut IDE spécialisé ?</strong></p>
<p>Quant aux sages-femmes travaillant en privé et les <a title="Préparation vs Prado : pourquoi faire fausse route ?" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/sante/preparation-vs-prado-faire-fausse-route">sages-femmes libérales</a>, les négociations n’ont pas encore produit d’accords définitifs. Le déremboursement de la préparation à la naissance est l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de leur tête : <em>« Mais nous aussi, à l’hôpital nous sommes concernés, </em>souligne Lucie Prum<em>. Si la Sécu arrête de payer, l’hôpital supprimera la préparation. »</em> Et la profession redoute à juste titre de se retrouver reléguée en post-natal sur un statut IDE spécialisé en maïeutique. D’ailleurs, le décret lance une piste d’accès au grade 2 pour les sages-femmes ayant suivi une formation d’aide-anesthésiste. Comme les infirmiers. Pour un certain nombre de sages-femmes, c’est une contradiction dans les termes. <em>« Dans la FPH, ou on est sage-femme ou on est infirmier, on ne peut pas être dans les deux corps en même temps, même si on a les compétences »</em> souligne l’une d’entre elles.</p>
<p><strong>Quid de la responsabilité médicale des sages-femmes ?</strong></p>
<p>Reste qu’on peut s’interroger devant le devenir de l’article L6146-7 du Code de Santé Publique : <em>« Les sages-femmes sont responsables de l&rsquo;organisation générale des soins et des actes obstétricaux relevant de leur compétence. Elles participent à leur évaluation et aux activités de recherche en collaboration avec les praticiens du pôle d&rsquo;activité clinique ou médico-technique ».</em></p>
<p>Le décret, en retirant les rôles hiérarchiques, l’évaluation des pratiques et l’autonomie aux sages-femmes, a t-il rendu caduque cet article L6146-7 ? En avait-il seulement le droit ? Nul doute que le Collectif en demandera compte au Ministère prochainement. Affaire à suivre, donc.</p>
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		<title>Enfin le master pour les sages-femmes !</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Dec 2014 09:08:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Un décret, paru au Journal Officiel le 17 décembre, accorde – enfin ! – le niveau Master aux Sages-Femmes (et aussi aux infirmiers anesthésistes. Une reconnaissance au niveau du titre qu’il reste encore à faire évoluer au niveau de la rémunération. &#160; De manifestations en manifestations, l’an dernier, les sages-femmes avaient dit et redit leur ras-le-bol [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un décret, paru au Journal Officiel le 17 décembre, accorde – enfin ! – le niveau Master aux Sages-Femmes (et aussi aux infirmiers anesthésistes. Une reconnaissance au niveau du titre qu’il reste encore à faire évoluer au niveau de la rémunération.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De manifestations en manifestations, l’an dernier,<a title="Les sages-femmes déboutées par le Défenseur des Droits" href="http://sages-femmes.neufmois.fr/news/les-sages-femmes-deboutees-defenseur-droits"> les sages-femmes </a>avaient dit et redit leur ras-le-bol de voir leur sélection rigoureuse au terme de la première année d’études commune en santé, suivie de quatre années d’études, reconnue à simple niveau Bac + 3. C’est désormais acquis, pour les sages-femmes qui terminent leur cycle d’études cette année du moins : leur Diplôme d’État sera reconnu à grade master. Il était temps.</p>
<p>Cette évolution tant réclamée est l’aboutissement d’une harmonisation des niveaux reconnus dans l’espace européen. Quant à la revalorisation salariale, elle attend toujours le décret d’application. De même, pour les sages-libérales, qui forment le gros des troupes de la profession, bien d’autres combats sont à mener pour une vraie reconnaissance sur le terrain de leurs compétences. Une bataille est gagnée, mais pas encore la guerre…</p>
<p>Néanmoins, l’obtention de ce grade master ne peut qu’être perçue comme un signe encourageant. S’il n’était pas si mérité par l’ensemble de la profession, on serait tenté de dire que le Père Noël est passé pour les étudiants sages-femmes 2014-2015 et ceux qui leur succèderont.</p>
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		<title>Les sages-femmes déboutées par le Défenseur des Droits</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Oct 2014 10:17:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Quelque 150 sages-femmes, estimant discriminatoire le refus de la Ministre de la Santé de rattacher leur profession au statut de praticien hospitalier, avaient saisi le Défenseur des Droits. Mais ce dernier ne les a pas suivies… &#160; Un statut de praticien hospitalier, c’est la revendication d’une partie de la profession Sage-femme qui a mobilisé les [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Quelque 150 sages-femmes, estimant discriminatoire le refus de la Ministre de la Santé de rattacher <a href="http://sage-femme.neufmois.fr/news/preparation-vs-prado-faire-fausse-route">leur profession </a>au statut de praticien hospitalier, avaient saisi le Défenseur des Droits. Mais ce dernier ne les a pas suivies… </b></p>
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<p>Un statut de praticien hospitalier, c’est la revendication d’une partie de la profession <a href="http://www.neufmois.fr/au-fil-de-lactu/raisons-suivre-grossesse-sage-femme">Sage-femme</a> qui a mobilisé les troupes l’an dernier lors de plusieurs manifestations d’ampleur, à Paris, en province et dans les DOM-TOM et occasionne en autres motifs la grève illimitée des sages-femmes, débutée le 16 octobre dernier. Ce statut, qui est celui des médecins et des chirurgiens-dentistes, serait beaucoup plus avantageux en termes de rémunération et d’évolution de carrière que le statut de la fonction publique hospitalière, plus pénalisant pour les femmes, très majoritaires dans cette profession.</p>
<p>Le Défenseur de Droits, en l’occurrence l’ancien ministre Jacques Toubon, ne l’a pas entendu de cette oreille et a débouté les sages-femmes requérantes. Pour lui, le refus de la Ministre de la Santé de rattacher les sages-femmes au statut de praticien hospitalier n’est pas une discrimination, au sens de la définition de la loi du 27 mai 2008 (2008-496), les deux statuts présentant l’un comme l’autre des avantages et des inconvénients. La solution proposée par le Défenseur des Droits ? Inviter les instances représentatives de la profession à mener une réflexion sur l’évaluation de cet emploi au sein de la fonction publique hospitalière, à partir de critères objectifs à toute discrimination.</p>
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